Arméria Renaissance


 
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 Une soirée bien arrosée | Feat Louise Sylfanir

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Ryû Kosaki

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MessageSujet: Une soirée bien arrosée | Feat Louise Sylfanir   Mer 4 Nov - 11:43






Une soirée bien arrosée

Louise
Ryû

Je venais brutalement cogner contre le mur de droite, relevant légèrement les yeux pour observer la pièce dans laquelle je me trouvais, et me rendre compte que le décor tournait affreusement lentement autour de moi. Je souriais bêtement, incapable de réagir de façon logique de toute manière, et prenait un peu le temps d'assurer mes appuis avant de me redresser, et de me diriger vers la fenêtre alors qu'une subite envie me prenait. Ouvrant fébrilement le loquet, je repoussais la vitre, et passais ma tête en dehors pour aussitôt vider mon estomac sur le trottoir qui se trouvait un peu plus bas. Encore un peu secoué de spasmes, je laissais un rire m'échapper puis me redressais et venait tirer sur le tiroir, l'ouvrant et y récupérant un sachet que j'avais volontairement dissimulé sous quelques couches de vêtements.

Je l'ouvrais et en sortais quelques comprimés que je m'empressais d'écraser avant d'en rassembler ce qui restait sur la table de la cuisine, les sniffant aussitôt. Je me relevais ensuite, restant un instant immobile et silencieux avant d'aller ouvrir le frigo, et d'en sortir une bouteille de rhum. J'allais récupérer un verre, en faisant tomber quelques autres au passage sur le sol. Un «Oups» m'échappa alors que je m'en rendais compte, posant celui que j'avais pris sur le plan de travail avant de me pencher pour ramasser les morceaux de verres brisés que j'entassais grossièrement entre mes doigts râlant un peu et grommelant lorsque je m'entaillais la peau. Puis une fois tout ça jeté, je me servais un verre d'alcool, grimaçant et menant finalement la bouteille encore pleine à mes lèvres pour en boire deux ou trois bonnes lampées.

Je tenais à peine debout, mais ce n'est pas ça qui m'empêcha d'aller m'affaler sur le lit, allumant la télévision au passage. Je soupirais et roulais des yeux en voyant une émission de nuit défiler sur l'écran, zappant finalement. Un truc sur les animaux, un reportage sur les pays du nord, de la télé-réalité et... Et un film pornographique. Je souriais un peu, éteignant la tv avant de me relever, et d'avaler d'autres gorgées d'alcool ambré tout en me dirigeant vers la chaîne hi-fi non loin de la.

Il était plus de trois heures du matin quand j'allumais la musique, tournant le bouton volume à son maximum, faisant mine d'aligner quelques pas de danse avant de tituber et de me rattraper de justesse, retournant vers la fenêtre encore grande ouverte. Je venais m'appuyer sur le châssis, prenant un peu l'air, et vidais lentement ma bouteille en ignorant volontairement les remontrances et les reproches des voisins qui s'accumulaient à la porte. Poussé à fond, le son n'était pourtant pas bien fort, puisque la chaîne hi-fi n'avait pas une très grande puissance. Mais nous étions en appartement, dans un immeuble, et j'avais tendance à oublier qu'il n'y avait parfois qu'une fine parois qui nous séparaient les uns des autres. Je soupirais, avalant goulûment la dernière rasade de rhum, et lâchais la bouteille qui alla s'écraser un peu plus loin en bas.

Souriant de plus bel, je me redressais et allais m'étaler sur le lit, sentant aussitôt les effets de l'alcool et des cachetons que j'avais sniffé un peu plus tôt. Je grimaçais, grognant un peu alors que tout tournait autour de moi, et me tournais vers le mur. Le répit fut de courte durée, puisque quasiment aussitôt, je me relevais et m'empressais de rejoindre la salle de bain. Pas vraiment à temps puisque je me vidais une première fois au pas de la porte, avant d'aller m'appuyer sur le rebord du lavabo pour recommencer.

Je ne savais pas exactement depuis combien de temps j'étais là, mais ce dont j'étais certain, c'est que je ne m'étais pas autant bourré et autant shooté depuis longtemps. La soirée que j'avais passé dans un pub du coin ne m'avait certes pas permis de trouver une nana pour passer un bon moment, mais au moins, j'avais réussis à oublier la médiocrité de la vie que je menais pendant quelques heures.

A moitié debout, les jambes flageolantes, et le visage affreusement pâle, je me vidais une énième fois dans le lavabo, hoquetant avant de tousser un peu puis de reculer jusqu'à venir m'asseoir sur les toilettes. Affalé là, la tête penché vers l'arrière, les yeux clos, je passais maladroitement une main dans mes cheveux pour les repousser vers l'arrière.

«'Tain de soirée...»

    


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Louise Sylfanir

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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée | Feat Louise Sylfanir   Jeu 12 Nov - 22:13

Je dormais bien quand un bruit me tira des bras de Morphée, un grondement, désagréable et familier. Je me redressais pour voir Nyx qui grondait devant le balcon, c’est vrai que je laissais toujours une des deux portes vitrés entrouverte pour qu’elle puisse aller et venir à sa guise. Encore l’esprit embrumé je ne vis pas de suite l’objet du courroux de mon cher lynx. Un félin, petit, et étrangement familier. Je m’étirais pour m’éclaircir les idées quand je me souvins, je l’avais vu chez Ryû, c’était son nekomatta. Il y avait de cela quelques semaines maintenant mon nouvel ami avait accepté de me faire visiter le village. Impatiente j’étais arrivé très en avance et il je l’avais donc accompagné chez lui pour qu’il se change avant que l’on parte. J’avais donc fait connaissance avec Futatsu pendant ce temps.

Sautant sur mes pieds je me dirigeais vers le balcon et ouvrait, en me voyant le familier de Ryû me sauta dans les bras, évitant ainsi Nyx. Je le câlinais un peu, il avait l’air complètement paniqué. Dans ma langue maternelle je lui adressais quelques mots rassurants, avant de lui demander ce qui l’amenait. Ignorant la crise de jalousie de Nyx. Le petit félin semblait très inquiet, visiblement pour son maitre. Attrapant le bas de ma nuisette pour tirer dessus il me fit comprendre qu’il était venu me chercher. Je ne me posais pas davantage de questions et m’habillais en quatrième vitesse.
Prenant Futatsu dans mes bras, Nyx sur mes talons, je me précipitais vers le village. C’était la première fois que je faisais le trajet en courant, j’avais mal aux jambes et les poumons en feu mais je ne ralentissais pas pour autant. Arrivée devant son immeuble LA question essentielle me frappa. Comment entrer ? S’il était vraiment mal il ne pourrait pas venir m’ouvrir. Je frappais donc à la porte du concierge, ne m’arrêtant que lorsque la porte s’ouvrit enfin.

- Mais ça ne va pas ?!

Il était visiblement furieux que je le tire de son lit en pleine nuit mais je n’avais pas le choix. A bout de souffle je tentais de m’expliquer.

- Je suis désolée… de vous déranger ! Mais j’aurais besoin que vous m’ouvriez la porte de Ryû Kosaki ! Il va mal et il a besoin d’aide !

Il me toisa comme si j’étais folle et que ma requête était aberrante.

- Il vous a appelé non ? Vous n’avez qu’à frapper et lui dire de nous laisser pioncer !

Il allait refermer la porte mais je la retenais.

- C’est son familier qui est venu me chercher, je vous en prie ouvrez moi cette porte !

Il dut voir mon angoisse car il relâcha la porte et fronça les sourcils en me regardant.

- Mais qui êtes-vous ?

- Je m’appelle Louise…

Je tentais alors un dernier argument dont je ne connaissais pas vraiment la valeur et qui jusque-là ne m’avait jamais servi.

- Je suis la gardienne du temple.

Pour prouver mes dires je lui désignais la marque qui ornait ma cheville. Ses yeux s’arrondirent et il saisit son trousseau de clés et sortit.

- Vous avez fait tout ce trajet en pleine nuit pour lui ?

Il semblait choqué, j’acquiesçais et le suivait dans les escaliers jusque devant l’appartement du métamorphe. Il y avait tout un attroupement et le concierge dût jouer des coudes pour arriver à la porte. Je me tournais vers les voisins énervés et m’inclinais.

- Je suis désolée que vous ayez étés réveillés par la musique, je vais l’éteindre de suite !

Sitôt la porte ouverte je remerciais le vieil homme et entrais en refermant derrière moi. Un haut le cœur me pris, il régnait ici une odeur infecte… Je me dirigeais vers la chaine et il me fallut une bonne minute à réfléchir sur le fonctionnement de cet appareil pour trouver la solution. Je débranchais donc la prise de courant pour faire revenir le silence et me risquais en suite à appeler l’occupant des lieux.

- Ryû ? C’est Louise, je me suis permis d’entrer…

Aucune réponse. Je reposais Futatsu au sol et cherchais un peu, il restait quelques petits débris de verre dans la cuisine, et devant la salle de bain une flaque de vomi… Charmant… J’entrais dans la pièce et trouvais Ryu, affalé sur les toilettes. Je me précipitais vers lui.

- Mais enfin qu’est-ce qui t’es arrivé ?!

Il était affreusement pâle, et vu l’état du lavabo et du sol il devait avoir pris quelque chose que son corps ne supportait pas du tout. Aucune réaction ne me répondit, je me décidais donc à le déplacer. Passant un bras dans son dos et un des siens sur mes épaules je tentais de le redresser sans succès. Le trainer jusqu’à son lit était probablement la seule manière pour moi de le sortir de là. Sauf qu’il y avait devant la porte le contenu de son estomac et je ne comptais pas le faire tremper dedans…

Je me mettais donc en quête d’un seau et d’une serpillère. Quelques litres d’eau chaude et un peu de produit plus tard et je m’attaquais à la sortie de la salle de bain en réprimant un nouveau haut le cœur. Sitôt le sol propre je retournais récupérer Ryû. Les bras passés sous les siens je le trainais comme je pouvais jusqu’à son lit, l’arrangeant correctement avant de passer cinq bonnes minutes à peiner pour lui ôter son t-shirt qui puait l’alcool. Je mettais le vêtement dans la machine à laver et revenait au chevet de Ryû.

Il était très pale, ses mèches brunes barrant son front tranchaient de manière inquiétante avec son teint. Je glissais une main sur son front, sa peau était recouverte d’une fine pellicule de sueur mais étrangement il n’avait pas de fièvre. Je tapotais sa joue en l’appelant espérant qu’il me réponde cette fois, en vain. L’inquiétude commença à me nouer la gorge. Posant deux doigts sur sa gorge je remarquais que son rythme cardiaque était régulier. C’était un point rassurant.

J’inspirais en vue de soupirer de soulagement mais ma main se plaqua sur mes lèvres alors que mon estomac se soulevait. Je ne pouvais vraiment pas laisser l’appartement comme ça où la nausée allait m’avoir aussi. A contre cœur je m’éloignais du métamorphe pour retournais à la salle de bain. Là je reprenais la serpillère et mon seau d’eau pour nettoyer, je faisais au mieux et au plus vite avant de vider et ranger le seau. Passant par la cuisine je finissais de jeter les éclats de verre pour éviter qu’il se blesse en revenant à lui.

De nouveau au chevet de mon ami je jetais un œil sur la fenêtre ouverte et décidais de laisser encore comme ça pour aérer et faire partir les mauvaises odeurs. Me concentrant sur l’état de Ryû je constatais avec horreur que son était avait empiré durant la dizaine de minute où j’étais dans l’autre pièce. Posant mes mains sur son torse nu je commençais à diffuser mon énergie vitale au maximum de son débit. Son souffle était irrégulier, et son cœur battait plus vite que tout à l’heure. Pour quelqu’un au repos comme ça ce n’étais pas normal du tout. Ma gorge se noua quand je compris au bout de quelques minutes que son état ne s’améliorait pas malgré tous mes efforts. Je stoppais le flux en le regardant, laissant une larme de frustration et d’inquiétude rouler sur ma joue. Il fallait que je le soigne. Aussi ma décision fut vite prise.

Je reposais mes mains sur son torse et le regardait avec un petit sourire. Réactivant le transfert, plus doucement cette fois, je fermais les yeux. Et je commençais à chanter. Ce chant que je n’avais jamais eu droit de chanter, le chant interdit quand il n’est pas utilisé pour le rituel.

Enfant je me souvenais avoir écouté émerveillée les leçons de ma grand-mère, ce chant disait-elle, était le plus beau de tous car il était le chant de l’ultime don de soi. Offrir sa vie à un autre être, lier son existence à la sienne même si cela revenait à sacrifier une partie de son espérance de vie. Dans mon cas, je passais d’une espérance de vie de quelques siècles à quelques décennies. Mais ça m’étais bien égal.

Je n’avais entendu ce chant qu’une fois, j’étais bien jeune mais je me souviens avoir pleuré, sans pouvoir m’arrêter. Les émotions transmises étaient si intenses que je n’avais pas pu contrôler mes larmes. Chez moi on disait que le chant des nymphes c’était le chant du cœur. Et à vrai dire jamais la langue des Hommes n’avait pu traduire ma langue maternelle.

C’était la première fois que je la chantais, pourtant je connaissais les paroles, comme si elle avait toujours été dans ma tête, comme si je l’avais toujours fredonnée. Je sentais un frisson me parcourir le dos et mes bras se couvrir d’une chair de poule. Sans que je sois triste les larmes commencèrent à rouler sur mes joues, encore maintenant les émotions portées par ces mots me submergeaient. Depuis des générations mon peuple préservait cette mélodie, la gardant pour ce rituel unique, à l’abri des autres peuples qui auraient pu s’en servir comme d’une vulgaire musique, ne comprenant pas tout le sens qu’il y avait derrière.

A cet instant je me moquais bien que les voisins m’entendent et râlent, il me semblait entendre frapper un coup à la porte mais je n’y prêtais pas attentions, les coups se stoppant de suite. Je ne faisais pas davantage attention aux deux félins qui venaient de s’asseoir au pied du lit et qui me fixaient en écoutant. Il n’y avait plus rien, que lui et moi, lui à qui j’offrais ma vie, mon cœur et mon avenir.

Lorsque la chanson se termina je me penchais doucement au-dessus de lui. Mes lèvres se posèrent doucement sur son torse au niveau de son cœur. Je sentais ce dernier battre. Une vive douleur se fit sentir dans ma poitrine l’espace d’une seconde alors que mon souffle restait bloqué dans ma gorge. Mon cœur cessa brièvement de battre, pour repartir sur le même rythme que celui de Ryû, signe qu’il était voué à la même destiné que le sien.

Je me redressais en suite, et laissait mon flux vital s’échapper de mes mains pour aller stimuler la guérison  du métamorphe. Cette fois il n’y avait pas de limite de débit, seulement ma maitrise du flux l’influençait. Je sentais ma vue se troubler mais souriais en le voyant reprendre des couleurs. Sa respiration se stabilisant en même temps que son rythme cardiaque, plus lent, comme celui d’une personne qui dort.

Satisfaite je tournais la tête vers la fenêtre, il fallait la fermer. Je me relevais et chancelais avant de trébucher. Me remettant sur mes jambes j’atteignais la fenêtre comme je pouvais. La lumière d’un lampadaire se reflétant dans le verre me renvoya mon reflet, j’étais affreusement pâle, les lèvres décolorés, et avec mes cheveux blonds on aurait dit un fantôme. J’en aurais ri volontiers si ma vue ne se troublait pas régulièrement. Retournant au pied du lit après avoir fermé, je regardais l’endormi soulagée, en sourire étira mes lèvres et sans trop réfléchir je me penchais vers son visage. Mes lèvres effleurant doucement les siennes. Je rougissais un peu, je ne pouvais pas beaucoup plus. Agenouillée par terre je m’écroulais sur Ryû. Ma tête se posa sur son torse, le battement de son cœur était étrangement apaisant. Je ne lui avais pas transmis la quasi-totalité de mon énergie pour rien. Bercée par sa respiration et ce battement régulier je me laissais aller dans les bras de Morphée qui m’offrit un sommeil plus proche du coma que du sommeil habituel.
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée | Feat Louise Sylfanir   Ven 27 Nov - 15:25






Une soirée bien arrosée

Louise
Ryû

Je n'avais rien vu venir... Étalé là, à moitié allongé, moitié assis sur les toilettes, je ne m'étais absolument pas sentis partir. Alors quoi? J'avais bu, j'avais sniffé toutes sortes de trucs pas très recommandé, mais ce n'était pas non plus comme si c'était la première fois que je le faisais. J'avais l'habitude de ça. Je prenais régulièrement de bonnes cuites, quant à la drogue... Bah, j'en prenais déjà avant même de naître.C'était, comme dirait l'autre, de «famille»... Chez les Kosaki, tout ce qui était illégal, ou presque, c'était le train train quotidien. Alors évidemment, quand je me rendis compte que mon estomac avait du mal à supporter le mélange, je ne m'inquiétais pas outre mesure. La tête basculé vers l'arrière, un bras sur les yeux, et l'autre sur le ventre, j'étais longuement resté dans cette position, à tenter de calmer mes vertiges, ou les nausées qui m'assaillaient... Dans un certain sens, ça fonctionna... Puisque je venais de m'endormir assez profondément pour ne pas me rendre compte de la gravité de la situation.

~ ~ ~

Je grimaçais légèrement en venant poser l'un de mes bras sur mes yeux, pour protéger mes paupières closes des rayons du soleil qui pénétraient à travers la fenêtre. A tous les coups, j'avais encore oublié de fermer les rideaux avant d'aller me coucher. Grommelant un peu, je cherchais à me tourner sur le côté, vers le mur, pour échapper à la lumière, quand je sentis que quelque chose clochait. J'avais quelque chose de lourd posé sur le torse. Futatsu? Bordel, il pouvait pas trouver meilleur endroit que ça pour aller se coucher?! Levant les doigts pour aller les glisser dans son pelage, je me rendais alors compte qu'en fait, ça ne pouvait pas être mon familier. Puisqu'il était de l'autre côté, sous les couvertures, blottis contre mon flanc. Et ce que je touchais... C'était beaucoup trop long pour être des poils. Et c'était loin d'être la même chose au touché. Levant mon autre bras pour entrouvrir un œil, sourcils froncés, je faisais des yeux ronds en apercevant la nymphe. Louise?! Mais qu'est ce qu'elle faisait la? Et... Et pourquoi est ce qu'elle dormait, à moitié étalé sur moi, hein? Bordel, c'était quoi encore cette histoire!

Je me souvenais m'être pris une sacré biture la veille, et puis plus rien. Alors qu'est ce que...? Qu'est ce qui avait bien se passer...? Surpris au départ, je finissais par soupirer longuement. Ce n'était pas non plus la première fois que je me retrouvais dans des situations bizarres. Enfin, là, c'était vachement étrange quand même... Le dévisageant du regard comme si ça pouvait m'apporter les réponses que je recherchais, je soupirais de plus bel. Elle était pâle, elle semblait épuisé, vidé... La connaissant, ça ne m'étonnerait absolument pas qu'elle serait venu jusque là pour m'aider. J'étais parfois véritablement incapable de mettre un pied devant l'autre, quand je faisais trop de mélange, alors... Peut-être qu'elle avait cru que j'aurais besoin d'un coup de main. Mais comment est ce qu'on en était arrivé là? Ça, je n'en avais strictement aucune idée.

Tout en réfléchissant, je venais repousser les quelques mèches de cheveux qui barraient le front de la nymphe du bout des doigts. Et en effleurant ses front, je ne pu m'empêcher de froncer les sourcils. Soulevant ses cheveux pour glisser entièrement ma main sur son front, je restais quelques brèves secondes ainsi à la fixer. Elle était gelé. Attrapant ses doigt cette fois, je ne pu que constater la même chose. Elle était affreusement froide. Je l'appelais alors pour tenter de la réveiller, mais rien n'y faisait. Elle restait silencieuse. Il n'y avait que son souffle, à peine audible, qui venait percer le silence, en écho à mes appels.

Je me redressais alors tant bien que mal pour me relever et quitter le lit. Je reposais sagement la tête de la nymphe sur les draps, et au moment où je m'apprêtais à poser les pieds au sol, je me rendis alors compte de la présence de son familier, allongé à ses pieds, juste à côté d'elle. Le lynx qui, même si il ne m'aimait pas véritablement, me laissa tout de même soulever sa maîtresse tant bien que mal pour lui faire une place sous les draps. Puisque je venais d'en sortir, les draps étaient encore chaud, alors peut-être que ça pourrait suffire à la réchauffer. Soulevant un peu la couverture, je faisais signe à Nyx de grimper à son tour, pour qu'elle aussi elle aille se blottir contre Louise. Un peu plus de chaleur ne pourrait pas lui faire de mal. Une fois fait, je remontais la couverture jusque sous son menton, et lui jetant un dernier coup d’œil, je me levais et me dirigeais vers la salle de bain pour aller me rafraîchir un peu.

En entrant, je sentis aussitôt l'odeur forte du nettoyant. Je me souvenais vaguement m'être vidé l'estomac juste devant la porte, avant d'aller baptiser le lavabo. Et là, tout était parfaitement propre. A tous les coups, c'était aussi l’œuvre de la nymphe. Elle avait du passer un temps fou à nettoyer mes conneries. Grimaçant un peu, j’avançais vers le lavabo pour me passer de l'eau froide sur le visage. Maintenant que j'y repensais, je n'avais pas mal au crâne, et mon estomac semblait aller beaucoup mieux. Après une soirée comme celle d'hier, c'était peu probable. A moins, bien sûr, qu'elle soit de nouveau intervenu. Je grommelais un peu. Évidemment, elle était venu, m'avais soigné, et s'était occupé du nettoyage de mon appartement. Ça ne m'étonnait pas, en soit, mais ça m'énervait un peu de savoir qu'elle s'était autant donné alors que moi, je passais mon temps à m'enfiler tout un tas de trucs pas très légaux.

Enfin, qu'importe... Je vaquais un peu à mes occupations, tout en surveillant la petite blonde du coin de l’œil. Au bout de quelques longues minutes cependant, elle ne semblait toujours pas se réveiller. Ni même se réchauffer d'ailleurs. Et à mes yeux, ça semblait plutôt inquiétant. Sans trop réfléchir, j'attrapais mon portable et composait un numéro. Au bout de deux sonneries, on décrocha à l'autre bout. C'était le médecin que j'avais l'habitude d'aller voir en cas de gros pépin, malheureusement pour moi, il était occupé avec quelques consultations, et ne pouvait donc pas venir. Je lui expliquais alors rapidement la situation, lui demandant un ou deux conseils, à savoir ce que je pourrais faire, puisqu'elle ne semblait pas se réchauffer. Il avait l'air assez pressé, et tout ce qu'il me lâcha comme information avant de raccrocher, ce fut un «le peau à peau, c'est ce qu'il y a de mieux dans cette situation!»... Mh.

Le peau à peau, hein...? C'était assez clair, comme réponse. Assez évident, oui. Laissant un petit rictus étirer mes lèvres, je venais attraper mon front entre mes doigts, jetant un regard en coin en direction de la blondinette. Bon, allez, quoi... C'était pas la mort, non plus. Puis elle était venu jusque là, et elle s'était occupé de moi, et de mon appart', alors je pouvais bien faire ça pour elle, quand même...! Hm... Réfléchissant encore un peu, je soupirais avant de me redresser et de retirer le t-shirt que j'avais enfilé un peu plus tôt. Partis dans mon élan, je me déchaussais, et ôtais également mon pantalon avant de pousser le tout un peu plus loin du pied. Je me tournais ensuite vers le lit, et repoussais la couette pour découvrir la nymphe, attrapant le bas de sa robe pour lentement la lui remonter, jusqu'à lui ôter entièrement, faisant preuve de plus de calme et de douceur dans mes gestes que je ne m'en pensais capable.

Je faisais ce que je pouvais également pour ne pas trop laisser mon regard divaguer, ignorant vaguement les grognements du lynx juste à côté. J'essayais de rester concentrer sur ce que je faisais, mais évidemment, mon regard ne pouvait que suivre le tissus et les chairs qu'il découvrait petit à petit. Et à vrai dire, c'était moins... «Désagréable»? Non, euh... Comment dire... C'était... Plus présent que je ne le croyais. Bon, en fait, dans cette tenue là, elle avait beaucoup moins l'air d'une gamine. Mais bon, ce n'était certainement pas le moment de m'extasier, ou de penser à tout ça...!

Repoussant un peu les deux familiers, je me faisais une place sous les draps, et tirais Louise à moi pour l'entourer de mes bras. Une main posé dans le haut de son dos, une autre un peu plus bas, je venais caser sa tête contre mon torse, avant de moi-même aller appuyer légèrement mon menton sur le haut de son crâne. Ainsi installé, la longue attente commença.

    


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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée | Feat Louise Sylfanir   Jeu 24 Déc - 14:47

Une soirée bien arrosée

J’avais froid, très froid, comme si j’étais allé jouer dans la neige en pyjama… et que j’avais pris le temps d’y faire un bon gros bonhomme de neige… Mais autour de moi il faisait chaud. Je reprenais un peu conscience, agissant par instinct encore à moitié endormie. Autour de moi il y avait quelque chose de chaud, presque brûlant contre ma peau glacée. Sans chercher à comprendre j’y enroulais mes bras pour m’y coller autant que possible, de sorte à ce qu’un maximum de peau soit en contact avec. Relevant la tête j’allais enfouir mon visage dans le cou de Ryû sans savoir ce que je faisais.

- Je veux plus bouger de là…

J’avais parlé dans ma langue natale, comme on parle en dormant. Et déjà ma conscience repartait.

Je ne revenais à moi que quelques heures plus tard. J’avais presque retrouvé une température normale. Dans mes bras c’était tout chaud, contre moi et autour de moi aussi. J’étais où ? Doucement je tâtonnais du bout des doigts, c’était large et cette sensation… de la peau ? Un dos ? Ah bon… C’était quelqu’un et pas quelque chose… Je fronçais les sourcils et plissait le nez en frottant mon visage dans ce qui devait être un cou. C’était confortable et je n’avais pas franchement envie de bouger. Mais quand la brume se dissipa un peu dans mon esprit LA question me frappa : QUI ?!

Je reculais mon visage et m’écartait un peu à contre cœur, ouvrant péniblement les yeux malgré la lumière agressive du jour. Je mis quelques secondes avant de reconnaitre Ryû. Et tous les évènements de la veille me revinrent en mémoire. Il allait mieux, une vague de soulagement monta en moi et avant même de réaliser ce que je faisais j’étais accrochée à son cou.

- Ryû ! J’étais tellement inquiète !

Je rougissais en repensant au lien et au baiser que je lui avais volé. L’indécence de la situation me sauta soudain aux yeux et je reculais vivement.

- Je suis désolée !

Si bien que je tombais lourdement au sol avant même d’avoir compris ce qui m’arrivait. Je me redressais en grimaçant. Il faisait froid hors du lit et des bras de Ryû. J’enroulais mes bras autour de moi comme pour garder un peu de chaleur alors que je sentais ma peau se couvrir d’une chair de poule en frissonnant. Mes joues prirent une teinte rouge quand je réalisais que j’étais en sous-vêtements. Je me relevais maladroitement et récupérait mes affaires avant de me diriger vers la sortie.

- Je suis sincèrement désolé j’ai dû m’endormir ! Je ne voulais pas déranger, je file de suite…

Je posais mon sac par terre pour enfiler ma robe mais un vertige m’obligea à m’appuyer au mur. Toute la pièce se mit à tourner autour de moi, visiblement je n’avais pas si bien récupéré… Je me laissais glisser jusqu’à être assise par terre, le front posé sur les genoux, attendant que les vertiges se calment. Je resserrais mes doigts sur le tissu de ma robe comme si ça pouvait me réchauffer.

- Ah laisse-moi juste une minute, j’ai dû me lever trop vite…


Il ne devait pas savoir ce que j’avais fait, il le prendrait probablement mal… Et se sentirait obligé de sacrifier du temps pour moi. Mais c’était mon choix, pas le sien, donc ma responsabilité.
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée | Feat Louise Sylfanir   Mar 12 Jan - 19:13






Une soirée bien arrosée

Louise
Ryû

A peine m'étais-je glissé sous les couvertures, que je poussais un petit soupire. Voila, maintenant qu'on y était... Qu'elle était contre moi, que sa peau effleurait la mienne au moindre mouvements, je me retrouvais un peu dans une impasse. Qu'est ce que j'allais bien pouvoir faire de tout ce temps que j'avais devant moi...? Dormir? C'est a dire que je venais de faire ma nuit, alors... Ca risquait d'être un peu compliqué. Mais en même temps quoi d'autre? Mon téléphone était dans la poche de mon jean qui lui-même se trouvait au sol, bien loin de moi. La télévision? La télécommande était sur la commode, hors de ma portée. En somme... Je n'avais rien à proximité qui pourrait m'aider à tuer le temps.

J'allais finalement fermer les yeux quand je sentis Louise s'agiter un peu dans mes bras. Haussant un sourcil, je l'appelais pour savoir si elle venait de se réveiller. La seule réponse que j'obtins, fut un quelconque murmure, dont je ne compris même pas la parole. Néanmoins, en la voyant s'appuyer davantage contre moi, j'eus un bref mouvement de recule, avant de me retrouver à mon tour capturé entre ses bras. Son visage vint alors trouver tout naturellement sa place dans le creux de mon cou, m'arrachant un violent frisson au passage de son souffle sur ma peau.

«L-Louise...?»

Plus rien. Plus un mot, plus un geste. On avait beau se trouver dans un lit, la situation était loin d'être aussi confortable qu'elle en avait l'air. Ce n'était pas tous les jours que je me retrouvais coincé sous les draps, en compagnie d'une fille à peine couverte, et dont les formes naissantes ne pouvaient laisser aucun mec totalement indifférent. Non, ce n'était pas désagréable, et c'était justement cela qui m'inquiétait.

~ ~ ~

Quatre heures plus tard... Raaah, j'avais une de ces dalles, putain...! Depuis tout à l'heure, j'alternais en somnolence, court moment de sommeil, et très longues secondes éveillées. Et pour tout dire, il n'y avait rien de mieux pour m'énerver considérablement. Et bien évidemment, plus je m'énervais, moins j'avais de chances de m'endormir complètement. Et donc, j'étais condamné à m'ennuyer. Du moins jusqu'à la nymphe se réveille. D'ailleurs...

Je haussais un peu les sourcils, et penchais légèrement la tête sur le côté alors qu'elle venait frotter son visage contre mon cou. Sans rien dire, je la laissais lentement revenir à elle, préférant ne pas la bousculer pour qu'elle puisse entièrement se réveiller sans se sentir chahuter. Baissant les yeux sur elle alors qu'elle se reculait doucement, je la dévisageais un peu et laissais mon regard vagabonder sur ses traits, dire de voir si elle allait mieux. Je n'eus le temps de rien cependant que de nouveau, elle venait enrouler ses bras autour de moi, visiblement soulagé. Un peu figé, parce que surpris sur le coup, je soupirais finalement légèrement, prêt à lui dire que j'allais bien en effet, quand une nouvelle fois, elle s'écarta brutalement de moi, se retrouvant aussitôt sur les fesses, en dehors des draps.

Je me redressais alors en haussant les sourcils, laissant un «Ca va?» m'échapper, qu'elle n'entendit même pas, tant elle était visiblement pressé de s'en aller. Encore en sous vêtements, elle se dirigeait déjà vers la porte de l'appartement dans l'intention de quitter les lieux. Stoppée néanmoins dans son élan, elle se retrouva bien vite au sol, le dos appuyé contre le mur, les genoux ramenés contre elle, et son visage caché contre.

Je soupirais un peu en voyant son état, me disant que finalement, elle n'était peut-être pas si en forme que ca. Repoussant les draps, je me levais et quittais la chaleur du lit en m'approchant lentement d'elle.

«Louise...»

Grimaçant un peu, je me penchais vers elle et venais glisser un bras dans son dos, et l'autre sous ses genoux pour la soulever lentement et aller l'allonger de nouveau sur le lit.

«Ca va, t'en fais pas. T'as le temps de te reprendre. Profite encore un peu des couvertures, elles sont chaudes. Je vais t'amener un truc à boire, reste là.»

Puis après avoir enfilé de nouveau mon pantalon, et tout en bouclant ma ceinture, je me dirigeais vers la cuisine pour mettre de l'eau à chauffer. Fouinant dans mes placards, je retrouvais un paquet de sachets de thé planqué dans un coin derrière le nutella et le café. Je n'avais que ça malheureusement, et je me voyais mal lui offrir un simple verre d'eau. Ou de cognac. Je préparais donc l'infusion sagement avant de retourner vers la nymphe pour lui tendre la tasse.

«Tiens. Fais gaffe, c'est encore chaud.»

    


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Louise Sylfanir

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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée | Feat Louise Sylfanir   Sam 27 Fév - 14:14

Une soirée bien arrosée

J’avais l’air ridicule… Mais surtout je n’avais qu’une envie : que l’appartement de Ryû arrête de tourner autour de moi. Je sursautais quand il me soulevait, je ne l’avais même pas vu venir. Mais je ne disais rien et retrouvait avec soulagement les draps chauds. Je m’enroulais dedans et me surprenais à y reconnaitre l’odeur de Ryû. Depuis quand est-ce que je la reconnaissais ? Peu importe c’était étonnamment apaisant, j’aurais presque pu me rendormir là au chaud dans son lit s’il n’était pas revenu avec une tasse fumante.

Je me redressais pour m’asseoir avec les couvertures sur le dos pour attraper la tasse.

- Merci.

Je buvais sagement le thé, le liquide brûlant laissait une sensation un peu douloureuse sur son passage mais au moins ça me réchauffait.

- Excuse-moi de te causer du souci…

Je relevais les yeux sur lui pour l’observer attentivement.

- Tu n’as mal nulle part ? Tu es vraiment remis ?

J’étais toujours inquiète, la veille j’avais vraiment eu peur et j’avais perdu connaissance trop vite pour voir son état s’améliorer.

- J’ai eu très peur tu sais.

Des coups frappés à la porte interrompirent mon ennuyeux discours, je jetais un œil à Ryû qui semblait hésiter.

- Tu devrais ouvrir, tes voisins étaient tous devant ta porte hier soir…

Quand la voix du visiteur me parvint je reconnaissais le concierge qui m’avait ouvert la veille. Il semblait hésiter.

- Bonjour, je venais prendre des nouvelles de la gardienne, elle a fait le trajet seule en pleine nuit pour vous voir et si elle est encore là je voudrais lui demander un service.

Il laissa un temps de silence avant de formuler sa demande.

- J’aimerais l’entendre chanter encore une fois.

A ses mots je me cachais sous la couverture. Je ne pouvais pas chanter pour cet homme, pas comme je l’avais fait pour Ryû. Et je n’avais pas envie qu’il s’attarde à en parler avec lui où j’allais devoir de sérieuses explications au métamorphe. Il allait probablement se demander de quel chant cet homme parlait, au mieux me prendre pour une joyeuse illuminée qui chante à tue-tête, au pire me demander de chanter…

J’attendais sagement en buvant mon thé cachée sous les couvertures que le concierge se décide à partir, car je priais pour que Ryû ne le laisse pas entrer.
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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée | Feat Louise Sylfanir   Jeu 7 Avr - 13:39






Une soirée bien arrosée

Louise
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Je laissais un simple «de rien» m'échapper avant de sagement me poser sur le bord du lit, soupirant légèrement en la voyant boire son thé bien tranquillement sans rechigner. Au moins je n'aurais pas a débattre sur le sujet avec elle. Pour tout dire, je n'avais absolument pas l'envie de devoir argumenter, d'autant plus pour une chose aussi ridicule, après ces quatre longues heures a somnoler, passées dans la frustration la plus totale. Haussant un peu les sourcils alors qu'elle s'excusait, je grimaçais légèrement en passant rapidement mes doigts sur ma nuque.

«T'excuse pas pour ca, non plus. Ce serait plutôt à moi de te remercier, d'ailleurs. Je suppose que tu t'es occupé de moi, puisque je vais bien mieux, et que je n'ai même pas ne serais ce qu'une once de mal de crâne.»

Après un bref temps de silence, je rajoutais:

«Puis j'ai vu que t'avais fais le ménage aussi... C'était pas la peine, hein... Même si bon... C'est sûr qu'au niveau de l'odeur... Ca devait pas être top. Mh... On peut dire que je t'en dois une alors... Bon, c'est pas bien grave. Tu peux rester là le temps que tu sois totalement remise. Ca ne me dérange pas. Et c'est le minimum que je puisse faire.»

Attrapant mon t-shirt un peu plus loin, je l'enfilais tout en lui jetant un petit coup d'oeil. Je laissais un léger et bref sourire étirer mes lèvres avant de hausser les épaules.

«Je me sens bien. Beaucoup mieux qu'hier en tout cas. Pas besoin de t'en faire. Je t'assure que je vais bien. Tu devrais plutôt penser à toi, et te reposer. T'étais vraiment dans un sale état, tout à l'heure. J'ai appelé le médecin, mais il ne pouvait pas se déplacer. Je me suis débrouillé avec ses conseils.»

Très peur? A ce point la? On se connaissait à peine, hein... Pas besoin d'en faire tout un fromage. Même si je me doutais bien que Louise était ce genre de fille... Celles qui s’inquiètent pour tout, et pour tous le monde. Le genre de nana plutôt stressé de la vie, à s'en faire pour le premier type qui passe parce qu'il a l'air de ne pas être dans son assiette. M'enfin... Ca restait... Gentil, et pas méchant. Je ne pouvais pas vraiment m'en plaindre.

Je m'apprêtais à lui répondre quand de faibles coup donnés à la porte m'interrompirent. Haussant légèrement un sourcil, je me retournais vers l'entrée, hésitant, avant de jeter un coup d'oeil vers la nymphe. Je soupirais un peu, me demandant l'espace d'un instant qui pouvait bien venir me rendre une visite surprise, puis me dirigeais vers la porte pour l'entrouvrir. Surpris de trouver la le propriétaire, je le scrutais de haut en bas sans vraiment m'en rendre compte.

«Qu'est ce que vous faites la...?»

En l'entendant, je grimaçais discrètement, puis jetais un bref coup d'oeil en arrière, apercevant un court instant Louise qui se trouvait toujours enroulés dans les couvertures avec sa tasse fumante entre les mains.

«La gardienne? Elle est encore la, oui.»

Puis a sa question, je plissais un peu les yeux. Chanter? Parce que Louise avait chanté? Je n'en avais évidemment pas souvenir. Mais pour que le vieux vienne jusque la, elle devait être sacrément doué. Toujours est-il que ce n'était pas vraiment le moment pour un karaoké.

«Ca ne va pas être possible. Elle n'est pas en état de chanter. Rentrez plutôt chez vous, et mettez un de vos bons vieux CD de jazz. Bonne journée.»

Et sans plus attendre, je refermais la porte derrière moi avant de retourner vers la gardienne, me posant de nouveau sur le bord du lit.

«C'était le propriétaire... Il voulait que tu chante pour lui, comme tu l'as fais hier. Je lui ai dis que t'avais besoin de repos avant d'envisager un album.»

    


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MessageSujet: Re: Une soirée bien arrosée | Feat Louise Sylfanir   Jeu 26 Mai - 22:48

Une soirée bien arrosée

Evidemment, le vieil homme voulait m’entendre chanter à nouveau. Je grimaçais discrètement avant de boire une grande gorgée de thé qui me brûla la gorge au passage. Ryû n’était probablement pas la personne la plus aimable que je connaisse et pour une fois je me disais que c’était tant mieux. Même pas cinq minutes avant qu’il ne referme la porte au nez du concierge. J’étais soulagée que ça tourne court.

Je relevais les yeux sur lui quand il revint se poser à côté de moi sur le lit. Après une gorgée de thé je me décidais à reprendre la parole.

- De toute manière je n’aurais pas pû lui chanter ça. Nous aimons chanter mais certains chants ont une sorte de pouvoir et ne doivent être utilisés que dans certaines circonstances. C’était un chant sacré, seul toi peut l’entendre car il t’était destiné.

Je lui adressais un sourire avant de continuer.

- Mes dons de soin étaient trop faibles pour te guérir, j’ai dû utiliser ce chant pour rompre les limites de mes pouvoirs. Je suis soulagée de voir que tu vas mieux.

Il était temps de changer de sujet, pour ne pas s’enliser dans les explications.

- Le pauvre homme… Il a été bien gentil de m’ouvrir hier, il a dû me prendre pour une cinglée… Tu savais que vos légendes sur les sirènes viennent de mes semblables ? De nos chants ? Enfin des nymphes de l’eau plus particulièrement, les nymphes de la terre ont peut-être davantage inspiré les légendes sur les fées et autres histoires sur des filles vivant dans les bois… C’est moins glorieux… Le chant des sirènes est légendaire mais les nymphes de la terre chantent aussi bien que leurs cousines !

Je divaguais lentement mais au final je n’avais pas éloigné le sujet tant que ça… Enfin il était moins risqué de parler des contes et légendes que de la soirée d’hier. Je fis une pause en buvant mon thé, reposant ma tasse une fois vidée, cherchant désespérément un autre sujet de conversation. A tel point que rien ne vint. Si ce n’est un petit museau félin qui vint chercher des caresses, Nyx était vraiment adorable. Je la caressais doucement, profitant de sa fourrure soyeuse. C’était amusant de voir qu’elle était si gentille avec moi et totalement sauvage avec les autres.
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