Arméria Renaissance


 
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 De ces détours de vie... (Nesrine)

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Vlad Himei

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MessageSujet: De ces détours de vie... (Nesrine)   Ven 5 Juin - 8:35





De ces détours de vie...
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« La petite garce… »

Une partie de son reflet le fixait dans la vitre impeccable de la bibliothèque. Assis nonchalamment sur une table, un livre à reliure d’or à la main, le vampire contemplait avec ire sa journée de perdue à écumer des pages cornées toutes plus inintéressantes les unes que les autres, et rien de bien fructueux en ce qui concernaient ses recherches. Il posa l’ouvrage sur la pile de ses semblables à côté de lui, et passa la main sur son visage, contrarié.

Des éclats de rire retentirent à l’autre bout de la grande pièce, et le firent froncer les sourcils. Depuis le début de l’après-midi, l’étudiant assis là-bas avait rameuté les curieux en admiration devant lui, et la plupart n’était visiblement pas là pour travailler, ni même inquiète de déranger ceux qui s’y adonnaient. Il faut dire qu’il était majestueux, sous sa longue chevelure blonde et ses deux immenses ailes dressées dans son dos… C’était décidé ! Il haïssait les anges ! Et la manière dont son visage ingénu avait de lui lancer des regards de côté, Vlad n’arrivait pas à décider s’il l’être pur le narguait ou lui faisait simplement du gringue, mais l’un dans l’autre le résultat était le même, il était particulièrement dérangeant.
Alors qu’une vague de ses camarades repartaient à leurs activités, les laissant enfin seuls dans la bibliothèque, le grand vampire se décida à aller le faire déguerpir.  Il se retrouva sans mal parmi les rayons, d’où ses plumes dépassaient légèrement. Quelle méthode employée, hésitant encore entre l’intimidation ou une bonne séance d’hypnose en règle, il arriva dans son dos à pas feutré, furtif telle une rapace. Ce n’est qu’alors qu’il remarqua un détail qui lui avait échappé jusque là. L’homme se tourna pour replacer un livre sur l’étagère, et sursauta violemment en remarquant Vlad, à quelques centimètres à peine de lui.


« AH ! P-pardon, je ne t’avais pas v-vu… » Balbutia-t-il alors, avant de reprendre contenance. « Tu… cherches quelque chose ? »

Immobile, le vampire continua de fixer l’ « ange », une expression indescriptible sur le visage. Après quelques secondes légèrement gênantes, il haussa un sourcil et se décida à parler.

« Un… pigeon ? » « Une colombe ! Un peu de respect, non mais ! » S’indigna alors l’étudiant ailé, dont le visage mécontent arracha un sourire amusé à l’ignorant. Un rire prit même ce dernier. « Mes excuses, mais de loin, je t’avais pris pour un ange. » Alors, le visage du jeune homme prit une teinte vexée. « Oui, bah désolé de te décevoir, ce n’est que moi … » Le métamorphe reprit son rangement, faisant mine de ne plus prêter attention au grand brun, quand celui-ci attrapa un livre qu’il venait de remettre en place pour en lire la quatrième de couverture, soudainement intrigué. « Bon, et sinon ? Tu voulais quoi ? »

« Tu t’intéresses aux anges ? » Visiblement ennuyé que la conversation revienne sur le sujet des divins, le jeune garçon fit claquer sa langue. « C’est pour ma thèse. Tu ne m’as pas répond- » « J’étais venu virer tes fesses de mon périmètre, histoire d’avoir enfin la paix que toute entreprise littéraire mérite… mais constater que tu es dingue de moi m’a donné d’autres idées… » Vlad leva son œil orphelin vers l’oiseau, qui croisa les bras, sceptique. « Dingue de toi ?… C’est pas la modestie qui t’étouffe dis-moi… ? »

Mais un insondable sourire lui répondit. Le vampire fit un pas vers le garçon, contraignant celui-ci à se reculer, encore, jusqu’à ce qu’un mur lui ôte toute opportunité de fuite. « Ta langue est acide mais ta gorge est sèche, ton cœur bat bien vite pour un athlète de la lecture, la moiteur de tes mains respire les hormones à plein nez, et tous ces regards… Ose encore me soutenir le contraire. » Acculé, le métamorphe parut prêt à se décomposer sous l’impétueux regard du prédateur, mais sa peur fut soudain tarie d’un délicieux sourire, et il se redressa, rapprochant par la même occasion son visage de celui de Vlad.
« Je finis les cours dans deux heures, t’es libre ce soir ? » Murmura-t-il dans un souffle prometteur qui vint mourir sur les lèvres du beau vampire.

La porte de la bibliothèque s’ouvrit soudain à la volée, faisant violemment sursauter la colombe, qui inquiet d’être repéré dans une telle situation, repoussa gentiment Vlad et s’éloigna de lui.
D’un dernier regard amadoué, il salua le départ du vampire, n’ayant jamais été aussi impatient que sa journée de cours se finisse.

La nuit tombée, Vlad se rendit au lieu de rendez-vous convenu plus tôt avec le jeune homme ailé. S’il était rentré bredouille de ses recherches, la journée n’avait pas été complètement gâchée. S’abandonner dans des bras aimants, s’oublier le temps d’une nuit où le désagréable souvenir des derniers événements ne viendrait pas le déranger, prendre un peu de bon temps, c’était tout ce dont il avait besoin ce soir…
Un groupe d’individus le croisa alors qu’il attendait, adossé à un lampadaire, et un horrible pressentiment l’envahit soudain, le faisant étrangement frissonner…  Vlad frictionna ses bras pour en chasser la chair de poule, et jeta un regard de biais au groupe qui déjà s’éloignait. Se pouvait-il que… A peine eut-il eu cette pensée que la voix tant attendue de sa conquête retentit de l’autre côté de la rue.


«  Tu es venu… »

D’un index posé sur ses lèvres, il le fit taire, puis lui prit la main et l’entraîna dans une ruelle moins fréquenté, à la recherche d’un bar ou d’un restaurant discret.






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Nesrine Nightmare

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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Ven 5 Juin - 13:18






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De ces détours de vie...
La chasse avait commencé. Cette fois, ce n'était pas une petite bande de délinquants sans intérêt ni même un de ces riches bourgeois qui n'aurait pas tenu sa promesse, non... Non, c'était un bien plus gros poisson. Vlad Chinokami Himei, un autre vampire, et un sang pur, pour couronner le tout. Sa tête était mise à prix, et le nombre de zéro qui s'alignait derrière le tout premier chiffre donnait un côté terriblement alléchant au contrat. L'un des seul probablement, si on oubliait aussi le fait qu'il était chassé chez les Hunters. Les renseignements que l'on avait sur lui avaient largement suffit à en persuader plus d'un de ne pas tenter leur chance. Certains disaient qu'il aurait été stupide d'aller se frotter à un tel personnage. J'aurais plutôt dit que c'était quelque chose d’insensé et de fou. Mais qu'est ce que la vie, sans un grain de folie, hm?

Je n'avais pas spécialement l'habitude de chasser les miens. Mais ça ne me dérangeait pas plus que ça. Cela faisait bien longtemps que j'avais rompu mes liens avec les grandes familles vampiriques. Et puis, pour tout avouer... Le loyer d'un appartement comme le mien n'était franchement pas donné. Et il me fallait bien vivre, n'est ce pas...? Alors qu'importe. Tant que sa tête pouvait me rapporter, je me fichais pas mal du reste. La première chose à faire, pour une bonne chasseuse, était d'observer les habitudes et les gestes de sa proie. Ce n'était pas vraiment le côté le plus intéressant de la traque, mais c'était surtout une étape importante à ne jamais sauter, ou presque.

Je venais donc de passer plusieurs jours à l'observer le plus discrètement possible. Il n'y avait que lorsqu'il rentrait à La Vierge des Ressacs que je ne le suivais pas. J'étais peut-être reconnu comme l'une des assassins les moins raisonnable, mais je n'étais pas non plus suicidaire. Mes compétences de bonne mercenaire, alliée à mes capacités naturelles donnaient plutôt un bon résultat. Il faut dire que je ne me montrais jamais à lui, ou quand je le faisais, ce n'était pas sous ma véritable apparence. Je prenais bien soin de ne pas me montrer à visage découvert et en général... Je me fondais dans la masse. Comme tout à l'heure, par exemple.

Caché entre les rayonnages de la bibliothèque, avec ma panoplie d'étudiante parfaite, je n'avais rien manqué de sa conversation avec un métamorphe aux hormones en ébullition. L'heure du rendez vous convenu, je n'avais plus eus qu'à aller me préparer pour la soirée qui allait suivre. Une fois prête, il m'avait suffit de retrouver l'odeur de ma cible et la suivre pour parvenir jusqu'à elle. Pour l'instant, j'étais la seule à le traquer. Mais si jamais d'autres venaient à intervenir... Hissé sur le toit d'un bâtiment non loin, je laissais échapper un vague grognement, mécontente rien qu'à cette idée. C'était ma proie, mon contrat. Et personne ne me priverait de lui ôter la vie.

Lentement, je glissais du haut de mon perchoir et atterrissait souplement au sol dans une ruelle mal éclairé. Un sourire aux lèvres, je mettais aussitôt mon plan en marche. A peine m'étais-je faufilé hors de cette sombre rue que mes pouvoirs s'actionnèrent, venant troubler les sens de ma victime sans qu'elle ne s'en aperçoit. Aussi, alors que j'étais seule à passer non loin de lui, lui devait avoir l'impression qu'un groupe de jeunes se dirigeait probablement vers un bar du coin pour se détendre après une lourde journée à étudier. Quelques éclats de rire, des sourires et des boutades et le tour était joué. Rien n'aurait pu différencier la petite bande d'une autre. Ou presque. J'avais répété cette opération tellement souvent que je voyais mal comment un vampire, aussi pur soit-il, puisse repérer mon petit manège.

Un regard en biais et un sourire carnassier plus tard, je me faufilais dans une autre rue et me dirigeais aussitôt vers l'un de mes bar/restaurant préféré. Pourquoi...? Parce qu'il restait discret sans toutefois détonner parmi les autres, et que c'était là-bas que mes pouvoirs lui avaient discrètement, et de façon détourné, suggérés d'aller. Je m'y engouffrais donc avant même qu'il n'arrive, habillé d'une courte jupe de cuir noire et d'un chemisier blanc un peu trop ouvert sur ma poitrine pour paraître décent. Les cheveux teintés d'un noir corbeau et relevé à l'aide d'une pince, les yeux d'un bleu quasiment translucide, et souligné d'un simple trait de khôl, je posais sagement mes fesses sur l'un des tabouret au comptoir et commandais un premier verre.

Peu de temps après, ma proie pénétra enfin les lieux. Le verre au bord des lèvres, je buvais une première gorgée d'alcool sans plus faire attention à ce qui m'entourait. Ce soir, j'oubliais tout. Ce soir, je n'avais plus de problèmes, j'étais chasseuse et non pas victime. Ce soir, tout allait parfaitement bien dans le meilleur des mondes.


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Vlad Himei

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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Dim 7 Juin - 7:40





De ces détours de vie...
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« Attends ! Qu’est-ce que t’as ? »

Vexé de se faire ainsi entraîner sans la moindre parole, le métamorphe s’arrêta brutalement dans l’arête où les deux hommes s’étaient éclipsés. Vlad se redressa, amusé par l’indignation de la frêle créature aux ailes liliales. Vues de près, c’est vrai qu’elles n’avaient rien à voir avec les plumes lisses des appendices angéliques, mais elles n’en demeuraient pas moins majestueuses. Ses lèvres s’écorchèrent d’un sourire charmeur.


« J’ai cru voir quelqu’un que je n’avais pas du tout envie de croiser, ce n’est rien. » Dit-il d’un ton langoureux. « Par ailleurs, nous sommes arrivés. »

La main osseuse de l’homme indiqua l’enseigne lumineuse d’un bar. De l’extérieur, l’établissement n’avait rien d’exceptionnel mais s’accommodait étrangement bien à l’ambiance lugubre de la ruelle. Le jeune mortel observa la porte noire, puis l’iris parme de son amant blafard, et minauda d’une voix incertaine.


« On dirait un repère de démon, on va pas aller... là-dedans ? »

Le vampire glissa sa main contre la hanche de l’étudiant et l’attira contre lui. Il approcha ses lèvres de son oreille pour y murmurer suavement.

« Peur de se brûler les ailes ? Ne t’inquiète pas, tu ne risques rien avec moi. »



Tous deux entrèrent alors dans le bar, où une lente harmonique de basses commença à les mettre dans l’ambiance. Feutré, le lieu n’était pas trop bondé. Un bar circulaire trônait au milieu d’une piste ouverte à la danse, où quelques couples se donnaient l’un à l’autre au rythme lascif des accords. Le long des murs, séparés par de lourds rideaux de velours pourpres, des tables basses entourées de coussins où des convives savouraient une conversation tamisée arrosée d’alcool plus ou moins fort et de la fumée des shisha aux mille saveurs.
Dès son entrée, Vlad ne put que remarquer la forte population des siens parmi les clients du lieu, et réciproquement. Des regards luisants dans le noir se tournèrent à son passage, intrigués de voir du sang bleu traîner ici-bas. Quelques vampires courbèrent même la tête en dégageant discrètement leur gorge à sa vue, ce qui amusa le sang pur au plus haut point. Il doutait que tous le reconnaissent, mais ce n’était pas une condition pour qu’ils témoignent leur allégeance à la pointe de la pyramide hiérarchique visiblement.
L’éphèbe se dirigea vers une table libre, et indiqua au jeune homme de s’installer, puis il prit la direction du bar.

Il traversa la piste parmi les danseurs envoûtés, refusant par son indifférence l’invitation à les y joindre de quelques congénères éméchés. Il atteignit enfin le bar, apostrophant la serveuse du regard afin de lui signifier qu’il voulait commander. Après un bref regard sur le menu, il indiqua deux boissons d’alcool fort, puis s’accouda nonchalamment au bar, le temps d’être servi. La préparation lui donna l’échéance de remarquer une de ses charmantes congénères attablée un peu plus loin qui sirotait innocemment son breuvage. Malgré un manque de prestance flagrant, elle n'était qu'une autre victime des désirs insouciants d'un immortel plongé d'ennui, son harnachement si singulier avait de quoi faire perdre la vue, dévoilant parfaitement ce qu’il fallait, là où il le fallait. Vlad inspira subrepticement l’air, sollicitant son odorat surdéveloppé et fronça les sourcils... Ses sens semblaient lui indiquer qu’il l’avait déjà rencontrée, pourtant au vu de ses... atouts, nul doute qu’il s’en souviendrait.
Les deux verres tendus vers lui l’interrompirent dans ses lointaines réflexions, car dans son esprit se rejouaient les événements des dernières semaines, où il essayait de retrouver à quelle occasion il avait eu à portée une telle beauté sans en avoir profité... Flattant une dernière fois du regard les débordements charnels de l’inconnue, il revint vers son adonis qui l’avait sagement attendu, assis sur les coussins, les ailes repliées.

Vlad posa les boissons sur la table et s’assit à son tour, non sans avoir légèrement tiré les rideaux pourpres sur leur cocon d'intimité.

« C’est quoi ? » Questionna la colombe en prenant son verre, et en le reniflant avec méfiance.

« Tu n’as jamais bu de cocktails de ta vie ou quoi ? » « Si, enfin pas souvent... ca fait pas longtemps que j’ai le droit devenir dans ce genre d’endroits tu sais. » A sa confession, le jeune rosit légèrement.

Faisant tinter les verres l’un contre l’autre, les deux hommes burent chacun une gorgée. le métamorphe eut alors une grimace de douleur au passage de l'éther dans sa gorge, puis reprit.
« Non, tu ne sais pas en fait... c’est vrai que tu ne connais pas mon âge, ni même mon nom. Tu t’appelles com- ? » Mais avant qu’il ait pu finir, Vlad s’était habilement rapproché, et captura avec fougue le souffle court du mortel de ses lèvres marmoréennes. « Ca ne m’intéresse pas. » Articula-t-il sans libérer son gibier de ses bras. « Je ne suis pas là pour te conter fleurette, mon tout beau. » En un gémissement plaintif, le métamorphe se joignit au baiser, passant à son tour ses bras autour de son amant. Sa longue chevelure argentée s’étala sur le sol alors que le vampire l’assaillait de ses langoureuses attentions. Il sentit son dos se cambrer, et rougit violemment, incrédule face à l’indécence de ses réactions. Son corps réagissait étrangement entre les mains de cet homme, il ne se reconnaissait plus. Il sentit la bouche de son tortionnaire trouver refuge au creux de son cou... Les baisers dans le cou, son plus grand point faible. Et comme si l’homme l’avait deviné, il s’y attarda longuement. L’adolescent n’avait aucune idée de qu’il y faisait, mais tout ce qu’il savait était que c’était extrêmement plaisant. Sa main encouragea l’homme à continuer en glissant dans sa chevelure sombre, et Vlad n’y dérogea pas.

Qu’y avait-il de plus plaisant qu’un sang gorgé d’endorphine... Le jeune garçon avait contenu son désir tout l’après-midi, pour enfin pouvoir l’exalter en compagnie du vampire. Ce dernier sourit en sentant sa proie frissonner sous ses doigts, et après avoir trop longtemps taquiner ses appétences, il se décida à y céder. Ses crocs s’enfoncèrent de peu dans la jeune chair, ce ne devait pas être douloureux, pas même perceptible. Des sillons se sang s’écoulèrent entre les lèvres du pêcheur, qui ferma les yeux sur la félicité. La soirée ne faisait que commencer.






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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Dim 7 Juin - 12:14






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Assise au bar sur l'un des tabourets, je croisais lentement les jambes et jetais un rapide coup d’œil dans la direction du serveur qui se trouvait un peu plus loin, au niveau du comptoir. Un verre dans une main, et un torchon de l'autre, il semblait essuyer consciencieusement une coupe. Un travailleur dévoué auraient dit certains... Le problème étant qu'il était toujours sur le même verre depuis que j'étais entré. Et que ses yeux ne regardaient pas au bon endroit. Venant appuyer mon coude sur le bois du comptoir et me penchant un peu vers lui, je lui offrais un léger sourire en coin et un regard appuyé. Ce gamin devait travailler ici depuis peu, au vu de la façon qu'il avait de baisser les yeux sur mon décolleté dès qu'il en avait l'occasion. Tss... Encore un qui ne finirait pas la semaine.

«Dites...»

«Euh... O-oui?»

Je le regardais de haut en bas, papillonnant des cils lentement tandis que mes yeux le dévoraient déjà.

«Je reprendrais bien un verre...»

La surprise marquant son visage me laissa deviner qu'il s'attendait probablement à autre chose. Me délectant de sa réaction, je me penchais un peu plus encore, venant appuyer mon buste contre le bar et accentuant ainsi la rondeur de mes atouts charnels. Je laissais alors échapper dans un murmure:

«La même chose... S'il vous plaît...»

Comme envoûté, le serveur mit quelques brèves secondes à reprendre ses esprits avant de se décider à servir ma commande. J'attrapais alors le verre, effleurant ses doigts, puis le menais à mes lèvres pour en boire une longue gorgée. Je savourais tranquillement la chaleur que faisait naître l'alcool fort qui descendait petit à petit dans ma gorge, quand je remarquais qu'il n'avait toujours pas bougé. Cette fois, je posais sur lui mes yeux et haussais un sourcil, avant de retrousser légèrement la lèvre supérieur tandis qu'un léger grognement m'échappait.

«Je crois qu'on vient de vous appeler.»

Bien que dépité, l'inconnu eut tôt fait de s'éloigner. Tant mieux... Même si je devais avouer que j'aurais bien vider ce gamin de son sang, je n'étais pas la pour jouer. Jetant un regard sur le côté, je vis ma proie se diriger vers l'une des alcôves, deux verres en main. Je le suivais des yeux jusqu'à ce que les rideaux se referment sur lui, un sourire en coin sur les lèvres, et dirigeais ensuite mon regard vers ma gauche, tournant lentement la tête alors que l'odeur d'un autre homme s'approchait. Un sourire charmeur et un bref échange après, je me retrouvais coincé entre les couples qui, dans la faible lueur des projecteurs, se dévoraient des yeux, mon corps épousant lascivement celui d'un parfait étranger sur le rythme de la musique.

Ainsi plus proche de cette fameuse alcôve, je faisais de nouveau appel à mes pouvoirs pour que Nazaria puisse tranquillement opérer. Ma veuve se faufila discrètement sous les vêtements du repas de Vlad pour le mordre, lui injectant son poison. Puis, subitement le corps de ce jeune métamorphe se transforma sous les yeux du vampire qui se rassasiait déjà de son sang. Rapidement, ses jambes, ses bras, ses doigts, et le reste de son buste devinrent les miens, lui donnant ainsi mon apparence alors qu'il se tortillait probablement sous lui, les lumières projetaient par les spots donnant au tout une ambiance plus qu'agréable. Mon illusion chuchotant son prénom dans un souffle, je nouais lentement mes bras autour du cou de l'homme qui m'avait invité à danser, le regard plongé dans le sien, avant de rapprocher petit à petit mes crocs de sa peau, mes yeux se fixant alors sur le rideau de velours un peu plus loin face à moi.


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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Dim 7 Juin - 16:07





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Le ballet des soupirs résonnait dans l’antre de la débauche, où le prince de la nuit consommait sans retenu le divin nectar, au su de tous les infants présents qui ne pouvaient que se délecter du doux parfum. Une irrépressible torpeur s’était épris du valseur qui dans son extase, cambra violemment sa nuque, dérangeant le vampire dans son repas. Celui-ci se redressa légèrement, caressant de son envieux regard le visage enfiévré de son amant qui lui répondit, les larmes aux yeux. Sa jeune main attrapa les mèches charbonneuses sur les tempes de son bourreau, et glissant le long de son visage tomba sur son menton, où un long filet écarlate témoignait de la réalité de leur échange.

« Qu’est-ce qu- ... tu... tu es un... ? » Impuissant, le garnement écarquilla ses yeux sur une compréhension qui se mut en frayeur. « Tu v-vas me.... tuer ? » Balbutia-t-il, étourdi par le mélange de peur et de désir qui se débattait en lui, invitant un léger rire entre les lèvres maculées de Vlad. « Ne t’ai-je pas dit que tu ne risquais rien avec moi... » Murmura le grand brun, doucereux, en resserrant son étreinte. « N’aie pas peur... sens mes crocs en toi, ils ne sont dédiés qu’à ton plaisir. Je vais mordre un tout petit plus fort maintenant... » Se disant, il replongea contre la gorge de l’étudiant, et s’exécuta, pénétrant la chair de toute l’envergure de ses puissantes canines. La douleur sucrée arracha un cri au torturé, qui battit des ailes contre le sol, incapable de s’en sortir, mais la musique avala le bruit de ses protestations qui fondirent bientôt en fougueux gémissements de plaisir.
Un courant d’air discret chatouilla les doigts de Vlad qui parcouraient amoureusement les flancs de son partenaire. Le vampire n’y prit pas garde, bien trop occupé à s’occuper de la gorge et des lèvres de sa proie. Les plaintes lascives qu’elle poussait excitait ses bas instincts, les seuls qu’il aspirait à assouvir ce soir, rien d’autre ne comptait. Parmi les gémissements, la douce mélodie des quatre lettres de son nom lui fut soudain chantée. C’était l’aveu le plus délicieux qu’il pouvait recueillir, une invitation à poursuivre ses sévices, ne pas s’arrêter, et pourtant... Ces quatre lettres sonnaient bien étranges dans la bouche de quelqu’un qui n’était pas censé les connaître...

Vlad se redressa, un sourire mauvais sur le visage.

La griffe de son index s’enfonça juste en-dessous de la pomme d’Adam du corps sulfureux qui venait de prendre impunément place entre ses bras. Son doigt lissa la peau jusqu’à disparaître entre les deux protubérances de chair. Un à un, les boutons du chemisier cédèrent sous le tranchant de la griffe, libérant de l’étroitesse du vêtement la cage thoracique démesurée. Le sang pur lécha ses lèvres à la vue trompeuse. Il prit délicatement l’une des dunes satinées entre les doigts de sa grande main, torturant de la pulpe de son pouce le bourgeon érectile, puis il murmura comme s’il s’adressait à cette sulfureuse poitrine.


« Vous êtes une femme remarquable, belle inconnue. »

A deux doigts de se faire croquer, le danseur infortuné arrêta ses pas, et ses lèvres se muèrent sur les mots que le vampire avait prononcés, à la même teneur que lui, de sorte que seule la vampiresse puisse l’entendre.

« Pourquoi ne viendriez-vous pas directement me rejoindre, plutôt que m’envoyer votre avatar insipide ? »

Se disant, Vlad flatta de la pointe de sa langue le bouton de rose du monticule de chair, avant de le sucer allégrement. Il se redressa afin d’embrasser chastement la bouche du corps froid. « Hmm.... Me voilà jaloux de votre cavalier... » Firent alors les lèvres du malheureux humain hypnotisé qui dansait avec l’ardente. Soudain, celui-ci brisa contre le mur le verre qu’il tenait, et sans que personne ne put l’arrêter, se trancha net la gorge en plein milieu de la scène. Des geysers de sang fusèrent hors de sa carotide, imbibant tout ce qui se trouvait face lui. Son corps fut pris de spasmes incontrôlables. La piste souillée commença à voir choir les danseurs proches, et les premiers convives s’aperçurent du carnage. Des cris retentirent dans tout le bar, peu étaient ceux qui ne venaient pas de voir le mutilé tomber des bras de la vampiresse. De jeunes infants, attirés par le sang commencèrent à approcher en espérant s’accaparer leur part du festin, quand certains saisissaient juste leur chance parmi la confusion pour faire leur marché. D’un regard rougeoyant, plusieurs furent envoyés pour s’accrocher aux vêtements de la vampiresse afin d’en suçoter la souillure qui les avait bien imprégnés. La panique s’accapara les lieux où vivants et morts se culbutaient pour se fuir ou se capturer. Le serveur, ignare, planqué à quatre pattes derrière le comptoir, voulut se redresser pour chercher où fuir, mais à peine eut-il sorti la tête du bar qu’un infant trop empressé l’attrapa, et fit tomber au passage les quelques bougies d’ambiance qui trônaient sur le bar. Le sang et la graisse des corps s’enflamma instantanément.
En arrière-plan du tumulte, Vlad s’était dirigé vers la sortie, le corps inerte de l’étudiant dans les bras. Il se tourna de trois-quarts pour retrouver sa traqueuse, la fixant d’un regard luisant surnaturellement dans le noir, un sourire insondable sur les lippes en guise de sourde menace... ou invitation désespérée.

Puis il disparut au dehors tandis que les sirènes des forces de l’ordre retentissaient, en approche de l’établissement.



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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Lun 8 Juin - 11:44






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De ces détours de vie...
J'étais parfaitement consciente de cette traque que je venais d'engager. Je savais qui il était, ou un peu près, je savais oh combien il pouvait être imprudent de s'attaquer à un sang pur. Je savais qu'ils étaient parfois bien supérieur aux infants, je savais à quel point ils pouvaient être dangereux. Oui, je savais tout cela... Mais ce n'était pas quelques faibles raisons comme celles-ci qui allaient me convaincre de renoncer à la prime. Je n'étais pas de ce genre là... Je ne cédais pas aussi facilement. Quand je voulais quelque chose, je l'obtenais. Par la force, ou par la ruse, qu'importe. Je finissais toujours par avoir le dessus. Mais ce qui était bien plus excitant avec les nobles vampires, c'était qu'en général, cette domination restait précaire. Elle pouvait basculer à tout moment. Et comme j'étais joueuse...

Tout cela n'avait été qu'une provocation de plus. Un simple souffle, un faible murmure avait réussis à faire légèrement pencher la balance en sa faveur. Toujours accroché à mon prochain repas, je laissais un léger sourire étirer lentement mes lèvres alors que l'odeur du sang, plus forte, plus présente, vint chatouiller mes narines. Lissant d'abord ma lèvre inférieur, ma langue effleura délicieusement la gorge du danseur qui m'accompagnait dans un lent et sensuel ballet. Je m'apprêtais à mordre délicatement ma proie quand quelques paroles, prononçaient d'un ton assez bas pour que moi seule puisse les entendre, me stoppèrent dans mon élan.

M'arrêtant alors, je plongeais mon regard dans la pauvre victime qui semblait s'être fait hypnotiser. Laissant un énième sourire étirer mes lèvres, je haussais faiblement un sourcil tandis qu'un
«Hmmmm...?» m'échappait. Était-il sérieux, avec cette proposition...?  Le rejoindre directement aurait été beaucoup moins divertissant. Prendre sa proie par surprise, la provoquer jusqu'à ce que la colère ou la tension soit palpable... C'était ce qu'il y avait de plus amusant dans une chasse. Et une chasse sans tout cela, ça n'avait aucun intérêt. Ma victime s'était-elle déjà lassé...? Je détachais mes bras de mon cavalier, et m'apprêtais à quitter la piste de danse, quand je le vis frapper son verre contre le mur non loin pour venir ensuite se trancher la gorge. J'eus à peine le temps de détourner la tête que son corps s'écroulait sans vie entre mes bras, son sang venant imprégner mes vêtements après en avoir éclaboussé mon propre visage.

Légèrement mécontente de cette intervention, je faisais claquer ma langue contre mon palet avant de jeter un coup d’œil autour de moi. Ce brusque suicide avaient non seulement fait fuir les quelques rares représentants des autres races, mais il avait aussi et surtout eut le mérite d'attirer la plupart des jeunes buveurs de sang impurs, inexpérimentés et insatiables. Je soupirais, repoussant le corps inerte juste devant les pieds de quelques infants qui ne tardèrent pas à se jeter sur lui. Le problème était que d'autres ne voyaient que le liquide rougeâtre qui souillait désormais mon chemisier. Décidément... Le monde paraissait s'effondrer autour de moi, et j'étais obligé de me débarrasser de quelques gêneurs.

Mon regard croisa brièvement celui de ma proie qui déjà s'éloignait du lieu du massacre, un étrange sourire sur les lèvres, et un cadavre encore chaud entre les mains. Ce court moment d'inattention sembla insuffler un certain courage aux membres de la caste inférieur des vampires. Mes doigts se refermèrent sur le crâne du premier d'entre eux qui avait tenté de se jeter sur moi, lui tordant aussitôt le cou dans un angle des plus étrange. J'envoyais valser le corps sur trois autres d'entre eux, et me faufiler entre les autres grâce à ma vitesse avant d'aller attraper un pauvre hybride dont des effluves délicieusement sucrées s'échappaient. Maintenant sa nuque, je le penchais subitement vers l'arrière et lui arrachais la gorge avec mes crocs dans un gargouillis sonore, puis le repoussais un peu plus loin. Son parfum devrait amplement suffire à leur faire perdre la tête. Leurs instinct les pousseraient à se ruer sur lui, et non sur moi.

J'allais m'occuper des derniers quand quelques types en uniformes pénétrèrent dans le bar. Je laissais alors échapper un
«tsss» avant de retirer rapidement mon chemisier, que j'envoyais volontairement sur le visage du premier d'entre eux. Les infants envoûtés par Vlad se tournèrent presque automatiquement vers lui, suivant mon vêtement du regard, ma laissant ainsi l'occasion de fuir. Mes doigts attrapèrent une veste qui traînait par là, veste que j'enfilais aussitôt avant de bondir à l'extérieur. Je m'arrêtais brièvement devant une grille d'évacuation et y récupérais Nazaria qui avait réussis à s'échapper malgré l'ambiance chaotique. Bientôt, je me retrouvais à passer de toit en toit, humant l'air régulièrement à la recherche de ma proie.

Loin du bar, il ne me fallut que peu de temps pour retrouver son odeur. Je me laissais alors glisser dans une ruelle, mon regard fouinant déjà l'obscurité ambiante à la recherche d'une silhouette tandis que sur mes lèvres se dessinait un léger sourire en coin.


«Qui aurait cru qu'un noble vampire comme vous s’accoquinerait avec un simple volatile...? Je vous imaginais... Avec un peu plus d'ambition.»  

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Vlad Himei

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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Lun 8 Juin - 14:36





De ces détours de vie...
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Un vent de moiteur et de sons délurés frappa Vlad à sa sortie de l’établissement, calmant quelque peu ses ardeurs enflammées par son luxurieux repas. Il en tenait dans ses bras la pauvre dépouille, mais n’avait vraiment pas le temps d’en être affecté. Sa silhouette était déjà loin lorsque les premières voitures atteignirent le brasier, s’étant projeté de toute sa vitesse hors de ce périmètre souillé afin d’emporter l’oisillon là où on s’occuperait dignement de lui. Il n’aurait pas le plaisir d’assister au pétrin dans lequel il avait mis sa traqueuse, mais cela n’était que partie remise.

L’immense lune amorçait à peine son ascension dans le haut ciel d’Arméria. En équilibre sur le rebord de la fenêtre du dernier étage de l’hôpital, il jeta un dernier regard attristé sur ce corps à moitié dénudé. Quel dommage, songea-t-il, qu’on l’ait privé d’un si beau spécimen. L’homme à la chevelure argentée avait encore les yeux ouverts sur l’extase qu’avaient connus ses derniers instants. Au moins, il était mort heureux. Le grand vampire laissa échapper un long soupir. Ce n’était pas ce soir qu’il allait avoir la paix, visiblement. Il se redressa comme il put dans l’encadrement. Il était temps d’aller faire face à l’imprudente rongeuse qui l’avait cock-bloqué en règle. Bien qu’il n’ait aucune envie de s’attarder sur des bassesses indignes de lui, sa fierté ne permettrait pas qu’il laisse cet affront impuni.
Le sang-pur ferma l’œil, sondant la ville qui s’étendait sous lui. Il n’avait pas une seule seconde songé que l’étrangère abandonnerait, il aurait même été outrageusement déçu si cela avait été le cas. Il savait, après tout, ce qu’il valait en tant que proie. Restait à savoir ce qu’elle valait en tant que chasseuse. Vlad n’aimait pas se déplacer inutilement, et il espérait pour la succube qu’elle représente un défi à la hauteur de son intérêt, sinon, elle n’aurait même plus ses yeux pour pleurer sa stupidité…
Un parfum camphré d’hémoglobine et d’excitation souleva un coin de ses lèvres. Son iris grenat s’ouvrit, fixant une ruelle au loin, et comme un rapace, il se jeta à bas de son perchoir. Il était là, il arrivait, nul besoin était de le chercher. Il répondait à la tentante provocation, piqué de curiosité pour cette faible enfant qui cherchait à l’atteindre.


Les ténèbres engloutissaient le passage étroit entre les hauts bâtiments délabrés. Une flaque d’eau à moitié avalée par les pavés se stria légèrement sous le posé lourd de deux bottes noires. Le strige approchait calmement de la morte. Son arrivée avait curieusement invité les petits rampants des égouts qui d’ordinaire pullulaient à se dissimuler. Son impressionnante carrure habillait les lieux qui se mariaient à merveille avec la pâleur de son teint et l’éclatante ébène de ses sobres vêtements. Et plus il s’avançait, plus les ombres prenaient possession des deux infants, car la noirceur de la nuit n’était pas seule en cause de l’oppressante obscurité. Deux doigts posés sur sa tempe au niveau de son œil mort, le prestidigitateur avait décidé de jouer avec les sens de la mégère. Il lui dérobait au fur et à mesure de ses pas… la vue. Il était le premier à savoir ce que la perte d’un sens aussi prédominant pouvait provoquer, même s’il ne l’avait jamais connu que de moitié. Sa haute silhouette disparut donc du champ de vision de l’imprudente, tout comme le reste du décor, et le silence total se fit. Terrible, impénétrable. Les alizées semblaient s’être tues à son injonction, les bruits lointains de la ville ne portaient plus jusqu’à eux. Elle était seule, à sa merci, incapable de se diriger convenablement. Oh bien sûr, il n’oubliait pas qu’elle était de sa race, une carnivore asservie par l’odeur du sang, mais vu ce qui lui coulait du visage et sur le bas de sa courte jupe, le parfum était tellement fort qu’elle devait en être au bord de l’écœurement. Mais elle semblait bien se contrôler, vu qu’elle était ici, et non en train de se rassasier dans le bain de sang qu’il avait pourtant créé à son attention…
Il se déplaça, murmure invisible dans la nuit, car si son posé était lourd de sa prestance, son expérience au combat associée à la grâce qui caractérisait sa nature lui donnait le pas félin. Il ne serait entendu que s’il le souhaitait, et d’un léger rire n’augurant rien de bon, il trompa le silence, donnant une faible indication sur sa location.

Rien de bien persistant cependant, et sitôt son hilarité consommée, l’inconnu refit surface. Lui en revanche, voyait à merveille l’infante insensée aux idées suicidaires. Il sourit à son tour, dévoilant ses canines que la tournure de la soirée avait replongé dans la torpeur. Revenant sur les derniers mots qui lui étaient adressés, ravivant le souvenir de son défunt passe-temps, il se décida à parler, laissant sa tessiture grave et douce enrober les oreilles de l’aveugle qui devaient être alertes au moindre souffle de vent.


« Vous ne parliez pas de vous, j’imagine… »

La femme qu’il avait devant les yeux était le parfait archétype de la putain de bas quartier. De celles qui se faisaient parfois ramenées dans les bras ivres des corsaires et finissaient leur soirée sur le pont, leur robe miteuse relevée à mi-hanche et une flaque de rejet gastrique pour seule consolation. Il n’était pas rare qu’elles se laissent amadouer par le hoquet désemparé des hommes s’étant voués au célibat, au détour d’une chope, ou surtout, par la coquette somme qu’ils leur promettaient pour une nuit d’ébats. Lucides, elles savaient que dans leur état, ils ne tenaient jamais bien longtemps. Combien finissaient l’entrejambe en sang par les coups d’épieux d’un canonnier trop éméché, ou la poitrine courtisée par les mains maladroites d’un ignorant mousse désabusé par sa première cuite au rhum… Mais la couleur des astres devait suffire à compenser l’entourloupe, visiblement. Celle-là était à peine plus propre que ces catins minaudantes, mais que restait-il, après tout, aux réprouvés de la basse société ? Il fallait bien gagner sa vie, le système était fait tel qu’il ne laissait guère le choix à certains. Enfin en tout cas, c’était là la flamboyante image que Vlad avait de la pauvre goule désemparée.  S’adossant dans l’embrasure d’une porte de secours, il joignit ses mains et baissa la tête, semblant réfléchir. Après quelques secondes, il la releva, posant sur l’étourdie un regard carnassier, qu’elle ne put que sentir, et laissa un soupir las naviguer jusqu’à elle.


« Je m’ennuie… » L’aveu sonna presque comme une menace. Il avait pourtant tout prévu pour passer une excellente soirée, sa première depuis longtemps. Il faut dire que les occasions s’étaient faites rares, avec la Vierge à réparer et incapable d’amarrer plus d’une journée, sa sollicitation constante pour de vaines missions qui n’avaient mené qu’à son épuisement, et les affres d’un sang angélique qui n’avait eu de cesse de déclasser tous les autres millésimes qu’il s’était offerts ensuite.
Son œil rougeoyant dévisageait la damnée, il avait mille et une manières de lui ôter la vie, d’un battement de cil… Ses prunelles grandes ouvertes sur le néant, sa frêle nuque qui disparaissait sous la veste trop grande qu’elle portait et sa chevelure éméchée, sa générosité féminine qui ne lui serait d’aucun secours s’il décidait d’arracher l’organe sacré de son sein scabreux. Mais ça serait trop facile, n’est-ce pas ? Ca ne serait pas… divertissant…

Gardant sa proie dans un carcan de cauchemardesques ténèbres, un sourire rêveur attrapa les lèvres du séducteur, qui ajouta de sa dithyrambique voix.


« Je n’ai pas pour habitude de perdre mon temps avec les anciennes traînées de mes confrères, mais j’aime à connaître le nom et les intentions de ceux qui entendent m’écourter. » Sans que sa position ne soit vraiment précise, son timbre reprit, soudain indécemment proche de l’oreille de la jeune fille, si bien qu’il n’eut qu’à murmurer pour faire entendre ses moqueries. « Dis-moi, petit rat… avec qui ai-je l’honneur de partager ma dernière nuit ? Et comment comptes-tu remédier à ma morosité ? »

Il attendait, fébrile, retrouvant son trône parmi les ténèbres… Il avait bien des idees, mais ca ne serait ni du gout ni de l’intérêt de la jeune fille de le laisser agir à sa guise, encore moins de taquiner plus encore sa patience déjà bien rongée. Allait-elle se révéler être la déception qu’il s’attendait à connaître de la part d’une vulgaire transformée ayant perdu l’esprit ? Ou autre chose l’attendait sous la surface de sa superficialité…





Dernière édition par Vlad Himei le Jeu 25 Juin - 5:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Mar 16 Juin - 18:58






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De ces détours de vie...
Je n'oubliais pas que j'avais face à moi un être au sang pur, mais... Je n'oubliais pas non plus qu'il était bien plus jeune que moi, et par conséquent, bien moins expérimenté. Moi qui n'avait cessé de me battre durant toute ma vie, je pensais être parfaitement capable de l'affronter, lui qui n'avait quitté sa famille de sang bleus qu'il n'y a que peu... J'étais plus ou moins confiante, et en même temps, je restais sur mes gardes. Les muscles tendus, j'étais prête à réagir au moindre appel à la violence. J'étais prête... Puis je le vis. Grand, imposant... Et avec une prestance, et un charisme à toute épreuve. A le voir avancer ainsi tranquillement vers moi, accompagné des rongeurs qui pullulaient dans l'ombre de l'île, je ne pu m'empêcher de penser qu'il était la parfaite représentation des plus grands et majestueux buveurs de sang. A cet instant, il était presque évident qu'il était d'une lignée affreusement pure. Il respirait le danger à plein nez.

Petit à petit, un sourire étira lentement mes lèvres. Vlad Himei... On dirait que tu as un ego surdimensionné. Je comprenais maintenant pourquoi il était non seulement poursuivis par les hunters, mais aussi par les faucheurs. Ce type là aurait facilement pu effrayer un guerrier aguerris. Mais tout cela n'était qu'une façade... N'est ce pas? Un vampire d'un tel âge, aussi pur soit-il, ne peut égaler les centaines d'années d’entraînement d'un autre impur, et ce, même si sa place dans la hiérarchie n'est autre que celle d'un vulgaire chien. Il était évident qu'il me prenait de haut... Il n'y avait qu'à regarder l'expression que son visage affichait, alors qu'il avançait pas à pas vers moi.

Le regard figé sur ses lèvres, je le vis bientôt disparaître complètement de mon champ de vision. Pensait-il pouvoir m'avoir de cette façon...? Croyait-il vraiment... que j'allais me mettre à trembler de peur? Je ne voyais rien si ce n'est les ténèbres qui m'engloutissaient, et je ne pouvais pas non plus me servir de mon ouïe pour le retrouver, le silence qui s'était installé étant plus que pesant. Le rire qu'il venait volontairement de laisser échapper ne me servirait à rien pour le localiser, je le savais. Il était vain d'essayer de se concentrer sur le moindre souffle qui s'envolerait loin de ses lèvres. Si il parlait, si il s'exprimait, c'était probablement parce qu'il était certain que je ne pourrais deviner précisément sa position de cette façon. Il me fallait donc autre chose.

Je réfléchissais longuement à une solution, qu'il me fallut heureusement peu de temps pour trouver. Maintenant, il ne restait plus qu'à attendre le bon moment pour mettre tout cela en place.

Je sentais sa présence autour de moi, mais je ne pouvais le voir. Je l'entendais soupirer et parler comme si mon sort était déjà décidé, mais je ne pouvais le localiser. Il était trop éloigné pour que je ne le touche, mais je sentais presque un sourire poindre sur ses lèvres. Il ne me restait plus grand chose pour pouvoir m'assurer de sa position, mais... Ce dont j'étais certaine, c'est que je pouvais parfaitement faire confiance à Nazaria. Au murmure du vampire, je fermais lentement les yeux et laissais un étrange sourire étirer mes lèvres.

Presque aussitôt, j'utilisais cette incroyable vitesse qui m'était devenu coutumière pour disparaître sous les yeux même de ma proie. Il ne me fallut qu'une microseconde pour me glisser juste devant lui, et refermais violemment mes doigts autour de sa gorge. Le plaquer contre le mur ne me demanda pas plus d'efforts. Maintenant que je le tenais fermement de mes mains, il était à ma merci. Les yeux plissés, et les sourcils froncés, mon sourire s'élargit petit à petit pour se transformer en un rictus étrangement ressemblant à celui qu'il aurait pu afficher.


«Tu es né deux cent ans trop tôt pour ne serais ce qu'effrayer le rat que je suis...!»

Je le relâchais aussitôt, et sans lui laisser le temps de réagir, j’enchaînais sur un coup de pied retourné. Ses chaussures, que j'avais tant chérie, et dont j'avais pris terriblement soin, étaient spéciales. La composition du talon des deux escarpins renfermait une grande partie d'un certain métal précieux: l'argent. Mon talon vint brusquement s'enfoncer dans son estomac, faisant intervenir un réflexe inespéré. Ça ne dura peut-être que peu de temps, mais c'était largement suffisant pour que je saisisse l'occasion. Je reposais mon pied au sol, et y prenait aussitôt appuie pour continuer. Profitant du fait qu'il s'était légèrement plié en deux sur le coup, je glissais une main derrière sa nuque que je tenais fermement entre mes doigts, et l'obligeais à se baisser pour venir brutalement cogner mon genou contre son visage. La succession de coups que je venais de lui porter avaient été non seulement porté par ma rapidité et ma fluidité de mouvements mais aussi et surtout par cette force herculéenne qui caractérisait si bien les gens de notre espèce. Il n'aurait pu esquiver, quoi qu'il fasse.

Je le relâchais lentement, et reculais de quelques pas, une expression soudainement froide, et cassante sur le visage.


«Tu es peut-être un sang bleu... Mais je ne suis pas n'importe quel sang impur.» 

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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Jeu 25 Juin - 5:11





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En quelques paroles, l’air s’était asséché, la température amoindrie, et le silence enfui. Certes, la rouquine l’avait surpris. 200 ans d’existence, c’était long. Nul doute qu’on n’en sortait pas bredouille de ressources. Mais 200 ans d’existence en pleine possession de ses sens n’épargnaient pas la déstabilisante sensation d’en perdre un. En fait, 1000 ans même n’auraient pu suffire. Se voir ôter une partie de soi devait avoir des séquelles, on ne s’habituait pas à la solitude des ténèbres en quelques secondes, non. Il y avait autre chose. Ce sourire trahissait une grande confiance en soi, une indication que Vlad ne prit pas à la légère. Il aurait eu tort de le faire. Tout comme cette impertinente suceuse de sang avait tort de lui livrer ses intentions sur son visage inaltéré par les années… Ses yeux grands ouverts sur le vide, ses lèvres déformées lui donnaient un air… démentiel.
Un esprit dément donc, cela allait de soi. Une aide extérieure peut-être ? A peine avait-il eu cette brève réflexion qu’un éclat ocre et noir traversa son champ de vision. Son iris reptilien s’affina sur les huit longues pattes de la fileuse, mai c’en fut fait de ses divagations.

Un étau sans pareil s’empara de sa gorge et le força violemment contre la façade poreuse d’un mur de gré.  La saillie des pierres mordit son dos avec force, brouillant sa vue et le déstabilisant. Ses mains saisirent le poignet et le bras qui l’enserrait. Son regard afficha la surprise, l’inquiétude aussi de ce qui allait suivre, mais les pupilles dilatées de sa congénère lui indiquèrent qu’elle le menaçait totalement à l’aveugle. Elle savait se battre et l’avait sans doute attrapé par hasard, mais elle ne devait avoir devant les yeux qu’un mur de ténèbres totales…
La grippe se relâcha soudain. Après ce qu’elle venait de lui dire, il doutait que ce soit pour le laisser s’en sortir sans dommage.

Ce fut comme s’il était soudain devenu un spectateur extérieur à la scène. Il vit comme au ralenti l’éclat mortel luisant à la pointe de l’escarpin viser son cœur et en sentait presque déjà la terrible morsure. Crisper la mâchoire fut son seul pathétique réflexe. Le talon s’enfonça néanmoins juste à côté de lui sans l’atteindre, et il crut à peine à sa chance inespérée. Il poussa un bref soupir, mais le soulagement fut de courte durée, et probablement la raison pour laquelle il resta à portée du courroux de l’aveugle. Il tenta de se dégager de la grippe mais sentit des doigts puissants fermement accrochés à sa nuque. La guerrière était trop aguerrie pour lui laisser l’ouverture de s’échapper, cette fois, il ne couperait pas à son coup implacable, et le choc serait rude.
Sa boîte crânienne vibra fortement. Un craquement indiqua que l’arête de son nez avait cédé contre la cuisse charnue de la belle. Un goût familier se répandit rapidement dans sa bouche, glissant à la lisière de ses lèvres encore entrouvertes sous la surprise, son précieux sang avait été versé…

Quand elle le relâcha, le vaincu resta quelques secondes à reprendre ses esprits, penché sur son visage et sa nuque douloureuse. Un arrière-goût de sang et d’humiliation baignait dans sa gorge, sa langue lava ses lèvres du nectar qui les tachait, avant qu’il se redresse, le nez pincé entre ses doigts.

Blesser la fierté. C’est comme écorcher la chair à vif, tourner et retourner une lame dans une plaie. Aucun coup, aucun tranchant ne peut atteindre ce point invisible. Frapper, mordre, affliger le corps n’est qu’un artifice, une promenade de santé par rapport à celui qui abat ses cartes sans même lever le petit doigt. La souffrance est grande, mais n’égale pas le poison qui sévit au sein de l’humiliée.
Susceptible, la jeune fille... Peut-être avait-il été un peu fort dans ses paroles, trop fort en tout cas pour les 200 ans de dignité blessée qui grognaient face à lui. Il avait manqué de prudence aussi, que cela lui serve de leçon. Un douloureux sourire enchanta ses lèvres rougies.
La douleur lorsqu’il remit en place son arête nasale lui arracha une plainte rauque, puis il répondit, la voix entrecoupée par sa respiration souffreteuse.


« Aah… je ne croyais pas cela possible… »

Vlad tenta de bouger mais son sens de l’équilibre semblait encore incertain. Du coin de l’œil il perçut l’ombre de la rampante sur le corps de son acolyte. Le vampire rit de sa propre bêtise…
Il admettait l’avoir grandement sous-estimée. Il ne s’était pas attendu à ce qu’une simple transformée pût maîtriser ses pouvoirs aussi bien, il faut dire que ceux qu’ils connaissaient servaient généralement leurs maîtresses et maîtres et n’avaient guère le temps d’affûter leur sens du combat. Surprenant aussi était le fait qu’une guerrière avérée ait besoin de recourir à ses charmes pour leurrer ses victimes, mais peut-être que son aguichante tenue n’avait en fait rien à voir avec une quelconque stratégie, peut-être connaissait-elle simplement les atours qui la mettaient le mieux en valeur, et de plus, étaient fort appropriés à leur début de soirée. Plus de tissus et moins de talons lui auraient sûrement mis la puce à l’oreille quant à ses intentions, elle n’avait pas d’arme, qui plus est. Enfin, si on omettait ses charmants souliers que le vampire n’avait pas franchement envie de revoir de près.

L’albâtre eut un étrange sourire qu’elle n’aurait pu voir… Si quelques secondes auparavant, il avait été partagé entre l’envie de l’admonester et celle de lui fausser compagnie, il était maintenant piqué d’intérêt pour cette dangereuse transformée. Sa voix traînante et endolorie reprit.


« Je dois avouer, je ne t'imaginais pas aussi... forte... » Son améthyste se tourna vers la jeune fille, et il fronça les sourcils.

« Qui es-tu ? »

D’un geste de la main, il rendit à l’inconnue sa chère vue.





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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Lun 3 Aoû - 11:51






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Un léger sourire étira mes lèvres alors que la douce mélodie d'une plainte me parvenait. Le talon de ma chaussure ne s'était finalement pas planté dans sa chair, mais était venu cogner durement contre les pierres d'un mur. Par contre, j'étais certaine d'avoir fait mouche en attrapant sa nuque, et en venant écraser son visage contre mon genou. Était-ce si douloureux...? Ou venait-il simplement de remettre en place son nez qui n'avait pas supporté le choc...? En entendant ses mots, j'eus comme une révélation. Il n'y avait pas que physiquement qu'il était lui même blessé... Du moins c'était l'impression que j'en avais. Son égo avait-il lui même souffert?

Dévorant les ténèbres du regard là où je pensais qu'il se trouvait, je glissais brièvement une main entre mes mèches de cheveux et les repoussais un peu, laissant entrapercevoir la veuve noire à dos rouge qui m'accompagnait constamment. Nazaria avait toujours été d'une fidélité sans pareille... Étrange pour une simple arachnide, n'est ce pas? L'on aurait pu croire que ces insectes n'étaient pas assez intelligent pour connaître cette notion, et pourtant...! Entre elle et moi, il y avait ce lien implacable qui faisait qu'elle ne m'avait jamais mordu, et qu'elle n'obéissait qu'à ma voix, et à mes pensées.

Je haussais doucement un sourcil alors que la voix traînante du buveur de sang me parvenait à nouveau, m'arrachant un sourire avant de me poser une question. Presque aussitôt, mon champ de vision s'élargit, la vue me revenant peu à peu alors que mon regard cherchait déjà l'ombre de ma proie. J'étais assez surprise de le retrouver face à moi. Même si je ne pensais pas non plus qu'il était du genre à fuir face au moindre danger, l'idée qu'il serait la, devant moi, à ne pas bouger d'un pouce ne m'avait pas non plus traversé l'esprit.


«C'est assez vaste comme question...»

Je laissais un léger sourire étirer mes lèvres en coin tandis que mes yeux scrutaient sans aucune gêne celui qui se trouvait face à moi, une certaine satisfaction s'emparant de moi. Un sang bleu, qui s'intéressait à une sang impure...

«Qu'est ce que tu veux savoir, hm?»

Ignorant parfaitement la situation, je me penchais un peu vers lui, et laissais traîner mon index sur le coin de l'une de ses lèvres, d'où je récupérais une infime goutte de ce liquide rougeâtre qui coulait aussi bien dans ses veines, que dans les miennes.

«Est ce que tu te demande... Pourquoi est ce que je suis la?»

Innocemment, je léchais le sang que je venais de rattraper, un autre sourire étirant mes lèvres tandis que mes yeux venaient de nouveau se poser sur lui.

«Je t'ai traqué si longtemps... Je m'en aurais voulu si je m'étais arrêté à cette étape. Et puis, ça fait quelques temps déjà que je n'avais plus goûté à un sang aussi pur. Rater une occasion pareille, ça aurait été vraiment dommage.»

Ma langue s'arrêta aussitôt alors qu'un peu plus tôt, elle s'acharnait presque à lécher mon doigt, comme si il y restait sans doute encore une quelconque trace de ce nectar si rare. Plantant mon regard dans celui de mon confrère au sang bleu, j'inspirais un peu, puis me rapprochais de lui pour lâcher un faible murmure:

«Il n'y a plus que des hunters que tu dois avoir peur...»


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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Mar 4 Aoû - 6:05





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Tandis que la réprouvée se dandinait face à lui sur un orchestre de claquements de talon et de voix claironnante, le Sang-pur devisait silencieusement de ses adroites élucubrations. Dans une immobilité presque irréelle, la perfection noire de ces traits suivait chaque mouvement de l’horripilante créature qui semblait déjà danser au son délicieux des astres promis pour sa prise. Pièce maîtresse de ce lugubre décor, adossé dans sa nonchalance naturelle, le monstre exquis s’était habillé d’une froideur polie dans laquelle se devinait une incalculable consternation.

Le coin de ses lèvres frémit à peine au toucher glacé. Son améthyste s’accrocha en revanche avec une fascination presque morbide au doigt qui allait s’accabler du plus grand tabou de leur société, en portant l’essence du prince vampire aux lèvres de l’indigne qui s’en délecta comme le graal. Vlad observa les milliards de cellules contenues dans cette infime goutte d’hémoglobine se diluer sur les lippes rieuses de l’insensée, avant que son regard ne se magnétise de nouveau aux deux rubis luisants qui trônaient plus haut.



Sans un bruit, le maître du sang se détacha du mur, et s’avança vers elle, un pas après l’autre, dans toute la dispense que lui laissait ce retournement de situation. Sans que son expression ne change, il se délecta pourtant de voir ce beau minois, jusque-là si assuré, se décomposer à la réalisation de ce qui lui arrivait.
Le grand vampire posa un genou face à la belle, goûtant longuement au parfum camphré de sa féminité. Il glissa lentement une de ses mains entre ses cuisses et lissa sa jambe droite jusqu’à la cheville. Il ne craignait pas d’attaque d’arachnide impromptue. Sans doute que la présence non loin d’une congénère dix fois plus grosse qu’elle suffirait à dissuader la veuve de tenter toute action suicide, ou peut-être se douterait-elle que quelque chose était en train de se passer pour sa maîtresse. L’Albâtre ne pouvait qu’imaginer ce que ressentait celle qui s’était fait prendre à son propre piège, interdite de tout mouvement par la seule volonté du puissant nectar dont elle croyait pouvoir impunément se repaître. Sa paume souleva délicatement le pied de l’immobilisée pour en ôter le séduisant escarpin, puis fit de même avec l’autre jambe. Les chaussures en main, il se releva et sans daigner un regard pour leur propriétaire, ses lèvres frôlèrent la courbe de son oreille pour y déposer quelques mots dans un murmure glacial.


« Suis-je à ton goût ? »

D’un pas tranquille, il la dépassa et fit marche vers une embrasure de fenêtre condamnée en observant les dangereux talons d’argent qui pendaient à ses doigts. Son timbre traînant reprit comme s’il n’avait jamais cessé.

« Les hunters sont un bel exemple d’absurdité, je n’en ai pas vu un seul se présenter au palier depuis l’avis de prime. Une poignée de pirates serait ravie de pouvoir mettre la main sur ma tête pour la leur apporter, encore que, je pense qu’ils trouveraient de meilleurs acheteurs du côté de la Haute ; certains sont prêts à tout pour ramener mes gênes entre les bonnes cuisses, si tu vois ce que je veux dire. On a donc des chasseurs de vampire en action, des marchands peu scrupuleux, des obsédés de la génétique et… toi. »

Le vampire posa l’arrière d’un des souliers contre ses lèvres en le tenant par le talon, le regard égaré dans le vague comme s’il réfléchissait. Le rouge profond du cuir créait un contraste marquant avec la pâleur de sa peau. Son iris reptilien glissa dans le coin de son œil pour observer la sulfureuse infante, libérée sans doute déjà de l’emprise de son asservissement. La quantité d’essence qu’elle lui avait dérobée était après tout… insignifiante.


« Toi, qui te pavanes comme si la victoire était tienne pour une… éraflure. » Il pencha légèrement la tête sur le côté, toute trace de leur lutte se résumant au maigre filet de sang sur le coin de ses lèvres, son hérédité s’étant déjà chargée d’effacer le reste. La neutralité marbrait son visage d’une froideur que peu de survivants lui connaissaient. Il n’avait ni besoin de gestes, de mots, ou d’entrechats pour effleurer les âmes de sa puissance dormante, son regard suffisait à glacer de l’intérieur le plus érudit des inconscients. Néanmoins… « Je serais fou de ne pas te craindre, toi qui as dû voir plus de lunes que tous ceux que j’ai occis réunis. Mais tu l’es bien plus encore si tu crois pouvoir faire de moi ta proie. Ce n’est pas la première de mes réincarnations qui se ferait menacer par une chasseuse de prime sortie de nulle part, et je sais d’expérience que si tu cherchais à jouer, tu te serais attaquée à quelqu’un que tu as effectivement une chance d’impressionner. Alors je réitère ma question. » Entre ses mains, une lumière incandescente flasha vivement, une petite explosion retentit, et en une fraction de seconde, les escarpins ne furent plus que des grains de poussière qui tombèrent en pluie scintillante des mains du Saigneur. Un souffle de vent apporta sa litanie grave aux tympans de la belle.

« Qu’est-ce que tu espères accomplir en t’attaquant à moi ? »




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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Sam 31 Oct - 18:41






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Un frisson me traversa subrepticement l'échine tandis que je me rendais compte des limites des mouvements que je pouvais effectuer. Pourquoi, comment? Je ne pu que baisser silencieusement les yeux sur celui qui désormais s'agenouillait face à moi, beaucoup trop près à mon goût. Son regard, son expression, rien n'avait changé chez lui, et pourtant, le fourbe avait déjà utilisé ses dons sur moi. Déstabilisé au départ, je ne pu néanmoins empêcher un léger sourire de venir étirer mes lèvres tandis qu'il se débarrassait de mes escarpins, me les ôtant délicatement du bout des doigts. Je ne voulais pas lui laisser le loisir d'apprécier cette brève grimace qui avait un instant tordu mon visage, même si au fond, je n'étais pas certaine de pouvoir continuer à fanfaronner, du moins pour le coup. Mais plus je perdais en assurance, et plus sa confiance lui revenait.

Aussi, je ne me laissais pas démonter par la situation, mon regard se relevant en même temps que lui, et ma nuque frémissant imperceptiblement pour mon adversaire. Même Nazaria qui se trouvait pourtant sur ma peau au moment même n'osa point bouger de là où elle se trouvait, tournant simplement ses yeux de façon à apercevoir aussi entièrement que lui permettait son anatomie l'impudent qui s'était autant approché d'elle. Alors qu'il s'éloignait, et que mes oreilles s'appliquait à le suivre, l'arachnide vint planter ses crocs dans ma peau, comme une douce piqûre de rappel pour mes membres qui peu de temps après se détendirent. Pour n'avoir écouté que distraitement le discours de ma proie, je me demandais ce que j'allais bien pouvoir lui répondre, quand ses pupilles effilaient revinrent vers moi, me faisant hausser doucement un sourcil.

Ce buveur de sang semblait croire que le fait que je croyais en une possible victoire était du à une trop grande confiance en moi-même. Pourtant, c'était là tous le contraire. Je connaissais mes propres limites, et si jusque là, je n'avais reculé devant rien, c'était grâce à ce petit frisson d'excitation qui parfois naissait à la base de vos cheveux, pour doucement glisser sur votre peau, et s'insinuer en vous jusqu'à même faire frémir vos muscles. C'était... Comment disait-on...? L'adrénaline... N'est ce pas? C'est bien comme cela que les autres l'appelaient? Et dire qui leur avait fallut tant de temps pour nommer ce sentiment, cette chose.

Portant toute mon attention cette fois sur le sang pur, je l'écoutais attentivement sans le quitter du regard, n'ayant même pas bougé d'un pouce depuis tout à l'heure. J'affichais une mouve en voyant mes escarpins, ou ce qu'il en restait, se mêler aux particules de l'air, puis laissais un soupire las m'échapper. Ah... Pourquoi les victimes ressentaient-elles toujours se besoin pressant de parler, encore et encore, alors que leur mort approchait? Comme si cela aurait pu changer quelque chose...Il est vrai que cela pouvait être agaçant, mais... Imaginez si il nous suffisait de cela, à nous, chasseurs et assassins, pour changer d'avis...! Nous serions tous pauvre, ma parole...!


«Ce que j'espère accomplir...?» Je le fixais un long moment, silencieuse et immobile, juste avant qu'un sourire factice n'étire mes lèvres. «Je ne sais pas, tu sais.. C'est... C'est étrange, comme ressentis.» Je me retournais entièrement vers lui, baissant les yeux sur mes pieds désormais nus. Je n'avais malheureusement pas pensé à enfiler de collants, et les pavés étaient désagréablement froid sous la plante de mes pieds. «Mais a vrai dire, je ne pense pas que ce soit la bonne question... Ce n'est pas tout à fait comme cela que j'aurais formulé les choses, du moins.»

Levant les yeux sur lui, je plantais mon regard dans le sien tout en glissant une mèche folle derrière mon oreille, dévoilant mon familier dont les pattes étaient fermement accrochées autour, comme un bijou posé la par hasard.

«Qui je suis, ou ce que je compte accomplir en m'en prenant à toi n'a pas véritablement d'importance... Si tu me le permets, la question exacte serait plutôt «Pourquoi toi?»... C'est vrai, après tout, il y a tout un tas d'éventuelles victimes dehors.»

Disparaissant brusquement du champ de vision de l'impudent, je réapparaissais aussitôt dans son dos, toute proche. Un souffle, un murmure à peine prononcé m'échappa:

«Tu as quelque chose... Quelque chose avec lequel j'aimerais beaucoup jouer...»


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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Lun 9 Nov - 5:55





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« Vous êtes certaine de ce que vous avez vu ?

L'éclaireuse confirme. Deux fois, poitrine bombée, elle y mettrait sa main à couper.
Les hauts talons de la Matriarche claquent furieusement sur le marbre froid. Elle ne cille pas, fixe un horizon qui s’étend bien au-delà des murs du palais. Elle revoit son adorable progéniture, à la fleur de ses 20 ans – à peine un homme - la défier courageusement. Montrer les crocs à ses ordres que toute la société vampire pourtant écoute et suit à la lettre. Pas lui, pas celui qu’elle a nommé héritier dès ses premières canines de lait. Elle lui donne une terre, et il veut le monde. Elle le nomme régent, il lui crache au visage. Lui ne veut pas d’une place au sommet. Lui veut se faire boucanier.
Qu’il en soit ainsi, avait-elle dit en grinçant les dents. Une résignation bien vite admise par celui qui, le lendemain même paquait son ballot et s’enrôlait sur cette satanée Vierge. Une résignation confidente d’un sourire traître, un sourire aux ambitions fielleuses.

Elle se retourne si vivement que la sentinelle sursaute, puis s'incline alors même que l'ordre tombe.


- Partez pour Arméria. Immédiatement. »



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Quelques jours plus tard, à plusieurs centaines de kilomètres de là, sur un toit embrasé des feux d’un soleil mourant…

À l’oreillette, la voix de la Dame de Fer crépite un « Combien ? » agacé.

- Une seule, Madame. Une… Transformée, chuchote la sentinelle, hésitant sur le dernier mot.

L’appareil reste silencieux un instant. Puis grésille à nouveau.

- Et lui ?
- L’équipage est hors de vue. Il est resté seul toute la journée, si l’on omet l’hybride et la Faucheuse…

L’oreillette reste muette pendant quelques minutes. Dans la lunette de leurs jumelles, les sentinelles observent la scène. Attendent sagement les ordres de leur maîtresse.


« Faites un exemple. » Assène cette dernière d’une voix neutre, avant de raccrocher.



Les deux Valkyries se lèvent, ombres félines dans la nuit. D’un geste, elles intiment à d’autres ombres de sortir, se détacher des murs et des embrasures où elles étaient terrées. Partout dans le centre-ville, des formes de ténèbres s’arrachent aux Ténèbres se fondent à travers les rues en un ballet parfaitement synchronisé. Elles se divisent en deux branches enlaçant comme une coupe la ruelle où le couple belliqueux s’amuse et se cherche.


Vlad fronce les sourcils. La frange de ses crocs apparaît dans un houleux sourire. Le même qu’il accorde aux avances d’une langoureuse amante moite de désir, le même que convoite la piétaille vampirique, tout juste digne de lever les yeux sur les effigies qui tapissent le haut de la pyramide. Le même encore qu’il ajuste face au miroir, tandis qu’il se pare du strict nécessaire aux mégardes de la guerre, troque la rapière d’apparat pour les lames plus courtes, plus viriles de ses poignards. Dont un valait autant à ses yeux pour sa poignée d’onyx brut que sa lame en argent massif. Soigneusement cintrée dans son étui de cuir terne et usé, peau de primates des Indes, offert par un capitaine à barbe rousse. Un rire. À la teinte méphitique, au goût de l’arrogance, se déclame aux tympans de la chasseresse à la robe fendue. Pas pour se moquer d'elle, mais bel et bien parce que le frisson de la chasse vient de s'en mêler...

Sans fixer un point particulier, sa tessiture grave et douce questionne le silence.


« Dramonira…
- Maître Chinokami…, lui répond celui-ci. Des formes diaphanes, cintrées dans un uniforme de cuir luisant comme l'oeil de la nuit, apparaissent soudain dans la pénombre. Elle salue, elle s’incline même, sans dévier la ligne de son regard bleu électrique de cet œil, unique et métallique, qui la perce et la transperce jusqu’au fond de son âme. De sa mère, le noble infant a sans conteste pris le regard autoritaire et arrogant, songe-t-elle en étouffant un petit frisson.

Bientôt, elle est rejointe par d’autres. Toutes femmes, aussi belles qu’armées, formant le fleuron de l’élite militaire vampirique. Toutes Sang-mêlées, toutes à l’illustre lignée, dont l’arrogance aristocratique se coule en regards méprisants sur la Transformée, semblant l'ourdir pour la proximité indécente qu'elle s'offre auprès du Sang-pur.
Sans qu’elles n’aient dégainé, leur courroux pourtant pointe déjà dans la direction de la Faucheuse, elles approchent d’un pas, restent à distance respectueuse - ou hésitante.


- T’es revenue jouer la babysittrice ou ma Génitrice s’inquiète-t-elle à ce point de la température de mon lit… ? Sarcastique est son timbre lorsqu'il reprend à l'attention de la guerrière à la longue tresse. Celle-là me suffisait amplement...   Vlad envoit un pouce distrait en direction de sa congénère de basse extraction.
- Un peu d’exercice, pour vous maintenir en forme, a dit votre mère, répond avec une moue discrète la Valkyrie, qui elle s’avance un peu plus.

L'ambiance est calme, comme des retrouvailles amicales entre le corsaire et son ancienne nounou. Tout le monde est sourire et les yeux jaunes, rouges ou ardents retrouvent avec aménité le jeune héritier dont ils n'avaient pas été honorés de la présence depuis longtemps. La longue natte noire bardées d'anneaux de métal fouettent les reins de la sentinelle tandis qu'elle enferme dans un cercle parfait le Sang-pur et la Transformée. Ses pupilles perçantes comme des griffes de chatte se fixent sur l'ancienne humaine dans un examen insondable, regard qui n'échappe pas à Vlad. Ce dernier fronce un sourcil méfiant, comprenant alors que ce soir, ce n'est pas lui la cible des affres de sa maternelle....


- On dirait que l’échauffement est terminé…, murmurent alors ses lèvres, pâles et encore légèrement fendues, presque en un grognement. Les sourires se crispent soudain sur les visages laiteux des guerrières. Leur Commandante, elle, s’avance souplement.
- Jeune maître, nous ne nous battrons pas contre vous. Remettez-nous la putain, et nous vous laisser-…

Le coup part sans prévenir. En une fraction de seconde, il est derrière elle. Elle n’a rien vu venir, elle est vulnérable, il la jette à terre. Sans ménagement pour ce minois qui s’écorche et se broie contre le gravier saillant de l’asphalte mordu, ébréché, dentelé de la ruelle en misère. Le bitume noir se teinte d’un rouge ardent, et humant l’odeur acide de son essence, Vlad rit encore. Du chiendent.

Le corsaire plante son genou dans la colonne vertébrale de la Valkyrie. Il a entre ses mains un bras, une épaule démise. Et tandis qu’elle se cabre, rue, tente de le désarçonner, il maltraite un peu plus le coude forcé, tâtonnant comme un enfant curieux de savoir lequel, de son bras ou de son épaule, va céder en premier.


« Débats-toi. Donne-moi une raison. »

Murmure-t-il de son timbre rauque et délicieux, en renforçant sa prise.
La ciselure stridente d’une arme que l’on dégaine éprend le silence de la ruelle. La lame est froide, rutilante, mortelle, et s’encoche presque trop parfaitement contre la jugulaire de la vampiresse qui se calme, soudain. La bouche écarquillée sur l’horreur de sentir la morsure de l’argent contre sa gorge. Une larme écarlate y perle, Vlad voit la chair se nécroser, se recroqueviller autour du métal maudit, qui fige sa menace dans une propreté miroir.


« Je vais t’expliquer comment ça va se passer, ma Belle. Tu vas prendre tes filles et tes oignons, et les ramener au bercail sans faire d’histoire. La ‘putain’ reste. Tu la touches, j’te touche. Salue mes Vieux au passage, leur fi-fils va bien et n’a toujours pas décidé de revenir chez maman. Si ça change, ils seront les premiers au courant. »

Elle couine, la Maîtrisée. Sa peau crisse contre le gravillon traître, quand elle tourne son visage pour prendre celui qui la supplante dans sa vision périphérique.

Elle le fixe un instant. Le sang, les larmes et la crasse bavent sur son visage, ses mains sont serrées en poing à s’en faire blanchir les jointures, légèrement tremblante.


- Navrée… maître Chinokami, articule-t-elle douloureusement. Nos ordres viennent d’en haut… »

Des coups répétés, comme des tirs à la mitraillette, retentissent soudain dans l’écho froid de la ruelle. Douze fouets télescopiques s’allongent et s’étirent autour des deux vampires. Et quatre ont déjà claqué sur une même cible aux pieds nus et aux lèvres rouges comme le fil d’une lame…




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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Jeu 26 Nov - 15:43






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Un rire... Un unique rire, voilà la réponse que je venais d'obtenir. Fronçant imperceptiblement les sourcils, je lui adressais un regard en coin, à la recherche d'une réponse, quand de nouveau sa voix résonna. Aussi grave que l'image de mâle qu'il dégageait le laissait penser, et à la fois douce, calme, bien qu'un brin arrogante. La voix d'un vampire de lignée pure, comme l'on pouvait parfaitement se la représenter. Mais ces notes, ces sons ne furent pas les seul à déchirer le silence. Un autre timbre, beaucoup plus féminin celui-ci, vint chantonner à mes oreilles. Nous n'étions plus seul. Même si à vrai dire, je savais parfaitement que nous étions loin d'être seul sur l'île, l'idée que d'autres personnes viendraient se mêler à la fête ne m'avait pas traversé l'esprit. Pas le moins du monde.

Un soupire presque inaudible m'échappa alors que lentement mon regard se tournait vers la pénombre d'où venait de surgir une femme à la peau laiteuse, reflétant presque irréellement la lumière. Une buveuse de sang, comme chacune de celles qui venaient de nous rejoindre à leur tour. Je me redressais lentement sans les quitter du regard, laissant le talon de mes pieds se poser de nouveau sagement sur le sol. Mieux valait-il avoir un appuie sûr, en cas de besoin. Toutes ces guerrières surgissant brutalement ne me disaient rien qui vaille. M'étais-je attiré d'autres problèmes sans m'en rendre compte...?

Je ne m'éloignais pas pour autant de ma cible, croisant même un peu les bras à leurs regards, offrant un léger et discret sourire en guise de réponse. Je vivais libre depuis bien des années... Et ce n'était certainement pas maintenant que j'allais baisser les yeux sous les regards appuyés de vampires, encore moins face à des suceurs de sang dont l'ascendance comportait elle-même quelques tares. Immobile et silencieuse, j'assistais sagement à la scène sans plus bouger, préférant, et de loin, savoir ce qui se tramait avant d'intervenir. Vladimir semblait connaître celle qui s'était avancé, et probablement le visage des autres lui étaient également familier. Cette attitude, ces comportements, et le bref échange qui avait eu lieu un peu plus tôt portaient à croire que les amies d'enfance de ma cible étaient venues le saluer, sur ordre de celle qui l'avait mise au monde. Sa «génitrice», comme il l'avait si bien dis. Pourtant... N'avais-je pas soulevé les doutes sur le commanditaire du contrat avant de l'accepter...?

Un long frisson me traversa violemment alors que je sentais le regard de la commandante me transpercer. Je comprenais presque aussitôt que leurs présences ici n'étaient pas véritablement du à la présence de ma cible, mais plutôt de la mienne. C'était pour moi qu'elles étaient venues jusque là. Venant mine de rien appuyer l'une de mes mains sur ma hanche, je baissais brièvement le regard en souriant légèrement en coin. La partie allait être plus longue que prévue. Mais alors que dans mon esprit, la scène se déroulait déjà, je haussais un sourcil et relevais un peu le menton, jetant un coup d’œil vers la guerrière qui venait de s'écraser au sol, maintenue sur les pavés par le genou de Vlad dont le regard attentif n'avait visiblement pas loupé celui de la vampire.

J'étais assez surprise de ce revirement de situation. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'un sang pur intervienne en ma faveur, peu importait les raisons qui puissent l'animer. Alors sans les lâcher du regard, je me concentrais pour tenter de mieux comprendre la situation. J'étais en train de me faire encercler par les chiens d'attaques du commanditaire du contrat que j'avais accepté il y avait de cela quelques jours... Et ma cible, dont les rapports avec sa mère semblaient plutôt conflictuels, venait de m'éviter un peu d'exercice en se jetant sur celle dont le regard me fusillait depuis le départ. Je soupirais cette fois, prête à prendre pour la première fois la parole, quand des coups raisonnèrent. Une arme à feu? Je n'en savais trop rien, néanmoins, un réflexe subtil venait de m'éviter une vilaine blessure.

Laissant échapper un juron alors que je m'étais brutalement abaissé, je relevais aussitôt les pans de ma jupe pour attraper l'une des lames subtilement attachés autour de ma cuisse, levant bien haut la lame pour parer le coup suivant, ce dernier emportant avec lui l'arme que je venais de dégainer. Me redressant et me portant sur le côté pour éviter le troisième, je grimaçais brièvement alors que je sentais la matière mordre mes chairs qui déjà se régénéraient, fronçant ensuite les sourcils en posant mon regard sur la lanière du fouet qui venait de s'enrouler autour de mon poignet. Jetant alors un rapide regard dans la direction de la buveuse de sang, mes doigts se refermèrent sur l'arme, tirant brutalement dessus pour prendre sa porteuse par surprise, l'amenant volontairement au contact. Un sourire étira brièvement mes lèvres lorsque le haut de mon front vint cogner contre son arête nasal, la faisant alors basculer vers l'arrière. Mais loin d'en avoir terminé, je la rattrapais de justesse en glissant l'une de mes mains dans son dos l'autre venant aussitôt tirer sur ses cheveux, l'obligeant à tendre sa gorge dans laquelle mes crocs ne tardèrent pas à s'enfoncer violemment. Grondant un peu en plantant mon regard droit dans celui de celle qui se trouvait face à moi, je retirais mes crocs en emportant avec moi une bonne partie de sa jugulaire que je recrachais nonchalamment sur le sol, en même temps que le corps inerte s'effondrait.

Me redressant un peu, je laissais ma langue passer lentement sur mes canines, comme pour en nettoyer le sang qui les maculait, avant d'adresser un regard de défis à celles qui m'entouraient. Je ne pu alors m'empêcher de faire une révérence moqueuse.


«La 'putain' est à votre service...!»


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MessageSujet: Re: De ces détours de vie... (Nesrine)   Jeu 17 Mar - 3:56





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La guerrière feule, la joue mordue par le bitume de la ruelle. Son sang mêlé au gravier coupant répand une odeur salée que Vlad boit avec satisfaction. Écrasée sous le lourd genou du Sang-pur, elle ne voit de la scène que les pieds de ses camarades qui s’agitent, sautent et bondissent alors que les coups partent dans tous les sens. La prise sur elle se relâche soudain, elle sent son ravisseur distrait ; là est sa chance. D’un brusque élan elle tente de se dégager, roule des épaules, craque et rampe hors des griffes nobles qui la retiennent, mais ce n’était qu’une feinte. Une puissante poussée la fauche, envoie ses côtes polir un muret d’où fuit une petite araignée. À présent sur le dos, elle fait face au visage sculptural de son ancien compagnon d’armes, du temps où il partageait les couches décharnées des camps d’entraînements. Et son souffle se coupe. Il va la tuer. C’est d’abord son regard qui le lui dit, froid et minéral, puis ses longs crocs d’ivoire immaculés affleurant le bord de lèvres légèrement rieuses. Il va la tuer. Le refrain se répète dans sa tête. Elle va mourir ici. L’homme arrête pourtant son pas, à un mètre d’elle.

Il fixe la guerrière sans mot dire, mais son attention est entièrement focalisée sur le cordial échange qui se déroule non loin. L’un des fouets plus ambitieux que les autres éclate en fragments de nuit sur la Faucheuse. Celle qui en tient le manche s’extrait du groupe de ses sœurs pour se livrer à un combat à une-contre-une. Ce n’est pas habituel, ça n’est pas comme cela qu’on les a entraînées, ces Valkyries de l’ombre. Vlad et Dramonira comprennent l’erreur avant d’en voir aboutir la funeste conséquence. Sous-estimer cette souris des bas-fonds, le noble vampire en a lui-même fait les frais, pas plus tard qu’il y a quelques minutes, et son œil orphelin s’éteint au moment où le corps de la Vaincue touche lourdement terre.

Le silence mortuaire qui s’est emparé de la ruelle est soudain brisé. D’un hurlement, presque une déchirure. La longue tresse noire d’une des Valkyrie s’échoue sur le corps froid de sa jumelle, elle le secoue comme pour y raviver une larme de vie. Rien y fait, seule la gorge éventrée qui recrache sans cesse un flot noir de liqueur à l’écoeurant parfum de mort fait entendre son terrible grouillement.

La Cheffe ne se débat plus. Son regard est vide, sa bouche entrouverte par l’incompréhension de la tragédie qui a frappé son groupe. Chacune de ses filles est comme l’usufruit de son sein, elle les a portées à l’excellence, au dépassement de soi, à l’unité, et l’un des membres de son corps harmonieux vient d’être inutilement amputé. L'Endeuillie se relève, doucement. Dévorant la misérable Transformée d'un regard terrible, où mille promesses de mort lente et douloureuse se bousculent, il faut pas moins de trois de ses comparses pour la retenir de se jeter sur l'érudite Immortelle.
Indifférent au fracas de leur cris et suppliques, le timbre profond du grand vampire cueille avec douceur leur Cheffe dans son apathie.

« Pour la dernière fois, rappelle tes Panthères. La tuer ne mènera à rien, et c'est exactement ce qu'Elle veut. »

Un élan de dégoût profond lui ceint la poitrine. Des pions sur l’échiquier de la Matriarche, voilà ce qu’ils sont. Elle les envoie à l’abattoir sans état d’âme. Ou peut-être ne s’attendait-elle pas à recevoir de résistance, le mépris des Sang-pur pour les Transformés n’est pas une nouveauté de leur génération.
Vlad lève le bras vers sa proie. Cette dernière porte ses mains à sa gorge, le visage déformé d’une grimace comme épris d’une diffuse douleur. Il n’a pas besoin de la toucher pour la désosser ; tant qu’elle est matière, elle est à sa merci. Elle hoche la tête, et d'un regard, commande à ses filles le retrait.
Vlad serre le point, interrompt le calvaire soudain, laissant la Valkyrie glisser le long du muret où elle avait trouvé appui, la respiration difficile.

« Ces conneries me fatiguent. » Murmure-t-il d’abord, avant de grogner sans fixer personne. « Allez crever. Toutes. »
D'un pas lent mais déterminé, Vlad s'approche de la guerrière de l'ombre, la surplombant de toute sa taille. Il attrappe sans ménagement le fil noir, indistinct parmi ses cheveux quelque peu défaits, de l'oreillette, puis approche le micro de ses lèvres.

« J'espère que t'es fière de ton stratagème... la mission est brillamment accomplie. » T'as gagné, se retient-il de formuler, tant les mots lui écorchent la gorge rien que d’y penser. « On se reverra bientôt, puisque t'y tient tant. »

De gouttelettes timides d’abord, une abondante pluie grasse se met soudain à tomber, débarrassant le visage minéral des derniers reliquats de sang et de pierres qui le maculaient encore. L'oreille jetée au sol termine en morceau sous la semelle implacable du Sang-pur.

D’un agile bond, Vlad rejoint un toit proche, et jette un long regard vers les furies pour les dissuader de le suivre. Puis plus bref, à l'encontre de la Faucheuse, incapable de discerner si elle compte encore lui faire la peau, ou si la raison lui est enfin revenue.
Dans un fracas, muet, sa silhouette disparaître, et l'Immortel détale vers la cacophonie lumineuse qui se dégage du port.



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De ces détours de vie... (Nesrine)
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