Arméria Renaissance


 
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 Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair

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Isei Ishin

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MessageSujet: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Dim 17 Mai - 20:52




Quand on parle du loup...

♫Euh... merci?♫



On était mercredi et il était plutôt tard... Je baissais les yeux sur la montre que j'avais accroché à mon poignet ce matin, avant de partir au travail. En fait, il n'était pas si tard que ça. Pour une fois, la soirée était extrêmement longue. Pour tout dire, je n'avais aucun mal à m'ennuyer, tellement l'ambiance était calme. Sally affichait d'affreuses cernes depuis quelques jours déjà, et j'avais été dans l'obligation de la congédié tant elle me paraissait fatigué. Quant à Jim, sa petite amie attendait un premier enfant et par conséquent, sa place était plutôt au près d'elle qu'ici. Résultat? Je me retrouvais seul derrière le bar, à essuyer et nettoyer quelques verres que j'alignais le long du comptoir, loin des clients, tout en jetant des coups d’œils distrait dans la direction de ces derniers.

Il n'y en avait pas tant que ça, mais je ne me faisais guère d'illusions. Nous étions en pleine semaine, et en général, même les vampires travaillaient. Il était donc normal que la salle soit aussi peu remplis. Si je devais me préparer pour une soirée, c'était bel et bien celle de samedi. Enfin... Tout ça ne me disait pas vraiment ce que j'allais pouvoir faire après avoir nettoyé tous ces verres. Je soupirais puis balançais une nouvelle fois le chiffon sur l'une de mes épaules avant d'attraper les trois premières chopes qui me passèrent sous les doigts et de les ranger dans le vaisselier juste derrière moi. Je répétais l'opération à plusieurs reprises, tout en tentant de penser à autre chose qu'à l'ennui qui n'allait plus tarder à surgir devant moi, et rapidement, mes pensées se tournèrent vers le vampire qui désormais partageait une cloison de ma propre chambre.

Samuel... Depuis que nous nous étions rencontrés, j'avais tenté à plusieurs reprises de reprendre contact avec lui, mais rien n'y avait fait. Il était buté et avait refusé de me voir à chaque fois. Bon, okay, il ne me l'avait pas dis directement comme ça... Mais son regard s'était montré fuyant, et il m'avait délibérément ignoré ou évité à quelques reprises. Je ne comptais plus ces instants gênant où, idiot comme je l'étais, je lui avais presque courus après en l'appelant désespérément ou en inventant des raisons idiotes pour pouvoir lui parler. Ce qui, au final, n'avait jamais fonctionné une seule fois. J'étais en quelque sorte, désespéré. Je ne savais plus quoi dire ou quoi faire pour attirer son attention. Le pire étant encore qu'il occupait la plupart de mes pensées.

Régulièrement, son visage venait hanter mes nuits et je me réveillais parfois le matin, la tête directement plongé ou emmitouflé dans l'une de ses chemises qu'il m'avait remis sans le vouloir en me mettant à la porte. Bien qu'au début, je m'étais promis de la lui rendre, y sentir son odeur avait finit de me convaincre de ne pas le faire. En somme, cela aurait pu paraître mignon, mais étant donné que les idées qui me traversaient en pensant à lui étaient loin d'être pures, j'avais en fait plutôt l'air d'un psychopathe qu'autre chose. Et pour un ange, ce n'était franchement pas recommandé. Alors oui, il arrivait de plus en plus souvent que quelques plumes prennent une teinte plus foncés que d'habitude, mais je ne pouvais tout de même pas m'empêcher de réfléchir.

Je laissais une petite moue étirer lentement mes lèvres tandis que je me demandais si un jour Sam accepterait de me parler à nouveau quand la porte du restaurant s'ouvrit, laissant une silhouette masculine pénétrer les lieux. Je me retournais donc aussitôt vers mon client et lançait un joyeux «Bienvenu Chez Isei, l'Angelot!» par habitude avant d'écarquiller les yeux. Pris de court, je n'avais ni vu ni entendu le vampire s'approcher autant du comptoir. Il était si près! Je n'avais pas eu le temps de réagir que déjà il m'avait agrippé par le col de ma chemise et m'avait tiré vers lui, tant et si bien que je me retrouvais presque sur la pointe des pieds. Glissant son visage au côté du mien, il referma ses doigts froid sur l'une de mes joues.


«J'ai eu une journée tellement longue aujourd'hui... Tu ne voudrais pas... me donner un peu de ce nectar qui coule dans tes veines...?»

Déglutissant, je frissonnais brutalement alors que sa langue venait effleurer avidement ma gorge.

«Hm?»


 

Isei Ishin





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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Lun 18 Mai - 10:56

Cela faisait un bon bout de temps que Sam évitait le gérant de la pension en se disant que ce dernier finirait bien par renoncer. Mais il était tenace et lorsqu’il le croisait dans les couloirs il pouvait être sûr que ce dernier le suivrait avec une nouvelle excuse pour entamer la conversation. Qu’il terminerait seul comme à chaque fois. Mais le vampire n’était pas sans cœur et espérait qu’il se lasserait vite. Conscient d’avoir toujours une dette à payer, il cherchait toujours comment la rembourser. Inconsciemment grâce à ses sens aiguisés il avait appris quel était le rythme de vie de son voisin. Le matin il se levait tôt le pas maladroit au début puis rapide à mesure que l’heure avançait. Le soir il rentrait en trainant les pieds.

Allongé sur son lit le jeune homme laissait ses idées défiler, se redressant il regarda l’heure sur son réveil. Habituellement Isei était rentré à cette heure-ci, c’était étrange. Se levant, il se chaussa et passa sa veste sur ses épaules, sans en enfiler les manches comme d’habitude. Refermant la porte à clé Sam traversa la pension et sorti dans la nuit. La lune était absente mais le ciel dégagé laissé voir les étoiles. Le pas rapide le vampire si dirigea vers le village en espérant qu’il ne lui était rien arrivé. Une fois devant le restaurant il regarda par la fenêtre, il ne restait presque personne, que des gens qui semblait avoir fini de manger et sur le départ. Quelque chose près du comptoir attira son attention, le patron très proche, trop surement d’un autre qui l’empoignait par le col. Sans plus attendre le jeune vampire entra dans le restaurant et traversa se dernier plus rapidement qu’à l’accoutumée. Lui qui n’utilisait jamais la vitesse propre à sa nouvelle race semblait ne pas avoir de scrupules ce soir.

Attrapant le vampire par le col il le tira en arrière avant de lui envoyer son poing dans la mâchoire. Utilisant pour une fois sa force non humaine. L’autre se retrouva déstabilisé et se frotta la mâchoire avec mécontentement.

- Toi, ne te mêle pas de ça gamin !

Se redressant il envoya un grand coup au visage du petit brun, lequel se retrouva avec la lèvre fendue et l’air plus sombre encore qu’à l’accoutumée. La colère était palpable, il avait devant lui le parfait exemple de ce qu’il détestait. Il ne s’était pas battu depuis un moment, mais les nuits ou il protégeait sa sœur n’étaient pas si loin. Sans lui laisser le temps de réagir il lui envoya un bon coup dans le ventre et un autre au visage. La colère et l’odeur du sang firent prendre une teinte rouge à ses yeux. Et il était aisé de voir que le contrôle qu’il avait de lui-même s’amenuisait peu à peu. Quelques minutes plus tard, la tête du client heurta brutalement le comptoir, laissant du sang couler sur sa tempe alors que le jeune vampire lui maintenait la tête là et un bras dans le dos. Il avait complètement perdu pied se laissant aller à la violence sans retenue.
Le visage haineux et un rictus mauvais aux lèvres, Sam se pencha vers son adversaire en lui tordant davantage le bras.

- Si tu t’approches encore de lui…

Cette fois il exerça une pression plus intense encore sur le bras qu’il tenait, laissant entendre un sinistre bruit d’os qui se brise.

- … Je t’arrache la gorge c’est clair ?

Bien qu’étant un vampire aussi, l’autre laissa échapper un cri de douleur et semblait craindre ce type qui perdait si facilement le contrôle.

- Mais t’es complètement taré !

La voix apeurée et les mots qu’il prononça semblèrent faire revenir Sam à ses esprits. Ce dernier lâcha le vampire qui fila sans demander son reste. Le jeune homme se pencha pour ramasser sa veste qu’il jeta sur son épaule avant d’arranger le col de sa chemise et sa cravate. Se tournant vers Isei il essuya le sang sur ses lèvres d’un revers de main. Il avait déjà cicatrisé. Ses yeux venaient de reprendre leur teinte habituelle, son visage froid et nonchalant avait perdu cette expression de colère.

- Je t’avais pourtant prévenu que les vampires ne sont pas fréquentables…

Tournant les talons le jeune homme remis en place une chaise qui était tombé durant l’affrontement et se dirigea vers la sortie sans rien ajouter. Il n’aurait qu’à attendre au détour d’une rue pour voir Isei rentrer sans encombre et sa tâche s’achèverait là.
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Mar 19 Mai - 17:20




Quand on parle du loup...

♫Euh... merci?♫



Qu'est ce que j'étais censé faire? Qu'est ce que j'aurais pu faire? Trop surpris pour réagir à temps, j'écarquillais les yeux en comprenant ce qui était en train de se passer. Un vampire. Et il était sur le point de me mordre, de boire mon sang sans que je ne le veuille. Je refermais brutalement les yeux en sentant des crocs effleurer ma peau et serrais les paupières aussi fermement que possible, quand je sentis un brusque courant d'air pénétrer le restaurant. Je rouvrais alors les yeux, juste à temps pour voir l'inconnu se faire attraper par une silhouette familière. Qu'est ce que...? Samuel?! Qu'est ce qu'il pouvait bien faire ici? Et pourquoi est ce qu'il était intervenu?

Surpris une nouvelle fois, j'ouvrais grand les yeux en voyant ce qui se passait devant moi. Sam, mon colocataire, venait de frapper violemment le type qui avait tenté de m'agresser et ce dernier venait de lui rendre son coup, lui fendant la lèvre et laissant ainsi en couler un fin filet de sang ce qui, visiblement, fut loin de plaire au vampire. Le regard plus sombre encore, les sourcils froncés et les muscles tendus, le brun avait presque des allures de super héros prêt à tout pour se venger. Et lorsque l'on avait plus rien à perdre, en général, c'était plutôt dangereux. Moi-même j'étais très étonné de la scène qui se déroulait juste devant le bar, et j'avais énormément de mal à reconnaître le garçon que j'avais tenté d'accueillir à la pension il y avait de cela quelques petites semaines.

Un peu perdu, je ne savais plus vraiment quoi faire ou quoi dire, et je me contentais alors de suivre du regard les coups qu'ils s'échangeaient entre eux tout en tentant vainement d'intervenir à plusieurs reprises. Un simple «Arrêtez!» n'avait rien changé, et même si je n'appréciais pas particulièrement de voir mon voisin se faire frapper sous mes yeux, je me sentais tout de même incapable d'intervenir physiquement dans cette histoire. Incapable et maladroit comme je l'étais, j'aurais encore été capable de les blesser tous les deux.

Et puis brusquement, la tête de mon agresseur vint cogner contre le bois du comptoir alors que Samuel lui tordait un bras dans le dos. Reculant soudainement d'un pas, je vis le vampire se pencher vers l'autre et le menacer littéralement de lui arracher la gorge si jamais mon agresseur tentait quoique se soit à l'avenir. Impressionné et aussi intimidé, je devais bien l'avouer, par le comportement de mon colocataire, je déglutissais silencieusement et suivais du regard l'inconnu qui s'en allait, suivant de près les autres clients qui s'étaient enfuis durant la bagarre. Puis mes yeux croisèrent ceux de Sam, et je me figeais aussitôt. Je n'avais pas vraiment peur de lui... Quoique, il fallait tout de même avouer qu'il pouvait véritablement foutre les jetons quand il le voulait, mais cette attitude qu'il avait aurait pu stopper le plus redoutable des prédateurs en pleine course.

A ses mots, j'entrouvrais les lèvres et balbutiais faiblement quelques mots incompréhensibles avant de me reprendre. Bon sang...! Moi qui cherchait à lui parler depuis des jours et des jours, c'était l'occasion rêvé de le faire!


«Ah! Sam, attends!»

Pour le rattraper et l'empêcher de sortir du restaurant, le mieux était encore de prendre le chemin le plus court. Me hissant sur le comptoir, je faisais mine de passer au dessus de celui-ci sans plus me souvenir des verres que j'y avais déposé un peu plus tôt. Alors, quand l'un d'entre eux glissa du bar et se dirigea droit vers le sol, je tentais maladroitement de le rattraper. Bien évidemment, ce ne fut pas une réussite... Non seulement le verre s'écrasa et s'éparpilla en morceau sur le sol, mais en plus, je réussis à me prendre le pieds je ne sais où et à glisser pour finir par moi-même me retrouver par terre.

«Aïe!»

Chanceux comme je l'étais, je venais de m'étaler en plein sur les morceaux de verre dont certains s'étaient enfoncés dans ma chair. Et comme si ce n'était pas suffisant, je sentais ma cheville pulser de douleur.



 

Isei Ishin





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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Mar 19 Mai - 19:24

Sam allait partir en ignorant l’appel d’Isei. Mais un fracas de verre le fit se retourner juste à temps pour voir l’ange s’étaler de l’autre côté du comptoir. Un profond soupir lui échappa alors qu’il secouait doucement là tête.

- Mais à quoi tu joues ?...

Contraint de rester car ne pouvant pas le laisser là au milieu du verre, cet idiot serait capable de s’y ouvrir les veines et de ne pas savoir l’arrêter, le vampire fit demi-tour. Se penchant vers le blondinet, il l’aida à se relever pour l’asseoir sur une chaise plus loin. Après l’avoir écarté du danger, Sam s’accroupit pour ramasser les morceaux de verre, le bout de ses doigts cicatrisant aussitôt entaillés. Se redressant il fit le tour du comptoir pour aller jeter ça, et après avoir un peu cherché il trouva la trousse de premier soins. Revenant auprès d’Isei il posa sa trouvaille sur la table, l’ouvrit et se saisit d’une compresse qu’il imbiba de désinfectant.

Le jeune homme saisit délicatement le bras du patron et en retira les éclats de verre avant d’appliquer la compresse sur les plaies. L’espace d’un instant ses yeux prirent la couleur qui trahissait la tentation du sang.

Il paraissait plus calme, son expression naturellement froide sur le visage, mais plus agressive. Sans lever les yeux, toujours concentré sur son travail il s’adressa à la catastrophe ambulante.

- Tu devrais investir dans des couverts en argent pour ce genre d’incidents, à la pension aussi, ou engager un hunter pour surveiller quand les sangsues sont là. C’est simple tu sais, un truc en argent ici…

Il posa un doigt entre ses deux yeux.

- ou là…

Cette fois il pointa son cœur.

- Ça calme de suite la soif de sang il parait.

Une fois toutes les coupures désinfectées, toutes superficielles heureusement, il appliqua un pansement sur chacune. Le vampire s’assit par terre au pied d’Isei pour reporter son attention sur sa cheville cette fois. Maintenant sa cheville d’une main, il ôta la chaussure et la chaussette en faisant en sorte que ce soit le moins douloureux possible. Repliant un genou il y appuya le pied nu de l’ange et vint poser ses mains sur l’articulation meurtrie. Cette dernière commençait déjà à enfler et dégageait plus de chaleur que la normale.

- Et voilà… à jouer au singe tu t’es fait une entorse !

Sam tandis le bras pour attraper la boite de premier soin, farfouillant un peu il y trouva une crème antidouleur qu’il appliqua généreusement sur la cheville blessée. Puis saisissant une bande, le vampire l’enroula assez serré pour maintenir la cheville immobile. Ça devait faire un peu mal sur le coup mais c’était pour son bien, il ne fallait pas qu’il bouge le pied.

Se relevant, Sam rangea le matériel là où il l’avait trouvé après un rapide coup d’œil il revint dans la salle avec le portefeuille et le portable d’Isei.

- Et toi tu sais que tu vas rentrer de nuit et tu ne prends pas de veste ? Tu les cherches vraiment les problèmes en fait non ?

Soupirant une nouvelle fois il posa sa veste sur les épaules de l’ange. Car après tout il allait pouvoir rentrer maintenant qu’il n’y avait plus personne. D’ailleurs cela signifiait aussi personne pour le ramener, or avec sa cheville Isei n’irait pas bien loin… L’attrapant par le bras, il le hissa sur son dos, les mains sous ses genoux et la veste sur le dos de l’ange. Heureusement pour Sam, sa nature vampirique lui permettrait de le porter jusqu’à la pension sans encombres.

- Bon on peut y aller ?
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Mar 19 Mai - 20:13




Quand on parle du loup...

♫Euh... merci?♫



Étalé sur le sol, je grimaçais et laissais échapper de faibles plaintes en cherchant à me redresser. Manque de chance, j'étais tombé pile poil là où le verre avait chuté un peu plus tôt, et par conséquent, si je désirais poser ma main sur le sol et y apprendre appuie, il me faudrait enfoncer d'autres morceaux dans ma chair. Et ce n'était pas vraiment dans mon programme. Grommelant un peu, je regardais autour de moi et levais finalement les yeux sur mon colocataire qui s'était rapproché entre deux. J'acceptais alors la main qu'il me tendait et me relevais tant bien que mal avant de grimacer de plus bel alors que mon pieds se poser sur le sol. Bon sang, alors c'était définitif... Cette chute ne m'avait pas épargné.

Assis sur une chaise un peu plus loin, je baissais lamentablement les yeux sur l'une de mes mains où quelques bouts de verres s'y était enfoncé. Décidément, ce soir n'était pas un bon soir. Je soupirais discrètement et détournais les yeux pour suivre Samuel du regard. Je devais avouer que j'étais bien content qu'il soit venu à mon secours, mais en même temps... J'avais particulièrement honte de la situation dans laquelle je me trouvais. Ma cheville se rappelant douloureusement à ma mémoire depuis quelques minutes déjà, je me savais tout bonnement incapable de prendre appuie dessus, et par conséquent, de me déplacer. Ce fut même au vampire de m'apporter la trousse de soins qui me permettrait de me soigner. Là encore cependant, je n'eus rien à faire.

Les yeux fixés sur le sol, je me mordillais légèrement l'intérieur dans la joue sans plus rien dire. Cette fois, c'était finis. En plus de me prendre pour un chieur de première, il n'oublierait certainement pas que j'étais un idiot profond. Idiot, et encore, le mot était faible... Parce que pour se faire aussi mal dans une situation pareille, il fallait le faire. Silencieux, je relevais légèrement les yeux sur mon voisin quand celui-ci prit la parole. Et a ses mots, je ne pu m'empêcher de hausser lentement un sourcil. Des couverts en argent...? Mais, pourquoi...? Je ne comprenais pas, du moins jusqu'à ce qu'il me montra du doigt son front puis son cœur. Il... Je rêvais, ou il parlait de «tuer» ou du moins gravement «blesser»...?

Les yeux écarquillés, je le fixais un moment et laissais échapper une faible protestation avant de finir par laisser tomber et détourner les yeux. Il avait beau me dire ça... Je ne me sentirais certainement pas capable de faire ce genre de choses, et encore moi si il s'agissait de lui. Les yeux baissés sur le sol, je n'ajoutais rien de plus et me contentais de gémir un peu alors qu'il appuyait mon pied sur son genou. Puis à ses paroles, je sentis la honte m'envahir un peu plus. Franchement, moi qui avait vingt quatre ans, je me faisais presque chouchouter par un garçon dont j'étais l’aîné de quatre ans...! L'idée qu'il avait de moi ne devait franchement pas être terrible...


«Pardon.»

Je m'excusais faiblement tandis qu'une petite moue se dessinait sur mon visage, tout en le laissant étaler cette crème qu'il venait de récupérer dans la trousse de secours. Toujours aussi silencieux, je restais sagement immobile et ce, même lorsque Samuel fit rapidement le tour de la salle, ne relevant les yeux vers lui que lorsqu'il prit de nouveau la parole.

«J'étais en retard ce matin... J'ai du oublier.»

Misérable, pathétique... Il y avait sans doute tout un tas de mots pour décrire mon comportement. Et cette mine que j'affichais ne devait rien arranger. Du moins, jusqu'à ce que je sente la veste de Samuel se poser sur mes épaules. Surpris, je levais les yeux vers lui et haussais les sourcils alors qu'il me tirait par le bras. Bientôt, je me retrouvais hissé sur son dos. Q-qu'est ce que...? Mais enfin, pourquoi il me portait? Je me sentis rougir brusquement tandis que j'étais obligé de venir enrouler mes bras autour de son cou pour me maintenir.

«O-oui mais t'es sûr que... Enfin que ça ne te dérange pas de me porter...? Je ne dois pas être très léger...»

Cette fois, j'étais particulièrement étonné. Et soulagé. Une personne ne prendrait pas la peine d'en porter une autre si elle la trouvait idiote, non...? Peut-être... Peut-être pas. Mais quelque part, au fond de moi, ça me faisait plaisir. Et puis en même temps, ça me permettrait d'engager la conversation avec lui. En sortant du restaurant, je lui donnais les clefs pour qu'ils referment derrière nous. Et une fois dehors, me maintenant toujours à lui, je me lançais à l'eau.

«Sam, je suis désolé pour tout ça. Et... Et pour la dernière fois aussi, si j'ai fais quelque chose de mal.»

Je me taisais un bref instant, puis continuais:

«C'est pour ça que tu m'évites...?»



 

Isei Ishin





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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Mer 20 Mai - 0:17

Des excuses comme on pouvait s’y attendre de la part d’Isei. La question qu’il posa en quittant le restaurant ne surprit pas le vampire non plus.

- Toujours à t’inquiéter pour les autres hein ?

Récupérant les clés qu’on lui tendait il ferma la porte du restaurant et les lui rendit.

- Les vampires possèdent une force supérieure à celle des humains… Et puis je ne vois pas comment tu rentrerais à la pension si je ne te portais pas.

Pour la suite Sam ne répondit pas de suite et se mit en marche sans rien dire. L’air de la nuit était frais, le jeune homme se félicita d’avoir donné sa veste au blondinet, il ne manquerait plus qu’il attrape froid avec tout ça. En revanche en chemise légère et cravate, lui n’avait pas très chaud. Heureusement l’ange contre son dos dégageait assez de chaleur pour le réchauffer.

De longues minutes de marche silencieuse se suivirent. Le garçon réfléchissant aux mots d’Isei. Pourquoi ce dernier ne comprenait-il pas ? Pire, comment pouvait-il penser que c’était de sa faute ?! Au départ décidé à se taire jusqu’à la pension, le vampire sentit bien que le blondinet ne lâcherait pas l’affaire si facilement. Levant les yeux vers la voute étoilée il s’y perdit un instant avant de répondre enfin.

- Celui qui a fait quelque chose de mal c’est moi. Pas toi. Je me suis laissé aller à cet instinct infâme au détriment d’un innocent.

Pas un jour ne s’était écoulé sans qu’il ne s’en veuille. Mais ce n’était pas la seule cause de sa culpabilité, avoir était si mauvais envers un être si gentil le rongeait aussi. Il n’avait jamais eu un mauvais fond. De plus ce type semblait du genre entêté, il ne s’en tirerait donc pas avec quelques paroles blessantes pour le dégouter, il lui ferait du mal pour rien. La vérité était donc possiblement la meilleure solution.

- Il y a plusieurs raisons au fait que je t’évite.

Sa voix était posée, il parlait comme si ses mots et ceux à suivre étaient d’une banalité affligeante.

- Premièrement pour ne pas refaire la même erreur, à savoir te mordre. Je tiens à préserver le peu d’humanité qu’il me reste, quand bien même je doive vivre le restant de mes joues cloitré dans cette chambre. Or ton odeur est affreusement tentante pour ceux de mon espèce, tu l’as vu tout à l’heure. Et après avoir goûté ton sang c’est encore plus dur d’y résister.

Il marqua une courte pause.

- A ce sujet sache que je suis instable et que ce que je disais tout à l’heure était sérieux. Si je perds les pédales, en tant que gérant de la pension tu as le devoir d’assurer la sécurité des pensionnaires. De toute manière je suis déjà mort.

Le souvenir de la pierre tombale à son nom lui revint clairement à l’esprit. S’il était abattu cela rétablirait simplement un juste équilibre des choses et ses proches auraient cette fois fait leur deuil pour un être vraiment mort. De toute manière il survivait plus qu’il ne vivait depuis deux ans. Coincé dans un monde de souvenirs.

- Deuxièmement, comme je te l’ai dit, les vampires ne sont pas fréquentables. Et je refuse que le monstre que je suis fasse plus de dégâts encore par sa simple présence. La solitude m’est familière donc au final ça ne change pas grand-chose. Simplement j’éviterais que mon existence souille un être pur.

L’estime que Sam avait de lui, ou plutôt de ce qu’il était devenu était basse, très basse. A ses yeux sa simple présence était néfaste à celui qu’il portait. Et ce quelque soit les actions qu’il pouvait entreprendre. Aussi le ramènerait-il à la pension pour s’évaporer aussitôt. Veillant tout de même sur ce type trop gentil, maladroit et sensible. Non seulement parce qu’il avait une dette envers lui, mais aussi parce qu’il était au final cruellement attachant. Veiller de loin sur les autres semblait être la seule chose à sa portée.
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Mer 20 Mai - 15:38




Quand on parle du loup...

♫Euh... merci?♫



Le silence... Un long silence, pesant et bien trop dérangeant à mon goût. Samuel évitait volontairement la question. Il ne pouvait pas ne pas l'avoir entendu. J'étais bien trop près de lui pour ça, et puis... Il était un vampire, alors avec ses sens aiguisés, rien ne pouvait lui échapper, ou presque. Alors comment est ce que j'étais censé interpréter ça? Est ce que je devais comprendre qu'en effet, j'avais fait quelque chose de mal, du moins d'assez vexant ou humiliant pour m'attirer ses foudres? Probablement était-ce à cause de ce qui s'était passé, quand il y a quelques jours je n'avais pas su me contrôler, et que je l'avais retourné sur le lit... Bon sang, rien que d'y repenser, je me sentais brusquement rougir. Mais... Si c'était ça, alors pourquoi venir à mon secours, et me porter...? Je ne savais plus... A vrai dire, je n'avais jamais su. Je ne comprenais simplement pas.

Les bras toujours enroulé autour du cou de mon colocataire, je soupirais légèrement. Puis, alors qu'il reprenait la parole, je relevais un peu les yeux et les levais vers le ciel étoilé avant de les baisser petit à petit sur lui. Lui, avoir fait quelque chose de mal...? Je n'étais pas certain que se soit possible, à vrai dire... Et si il parlait du fait qu'il avait bu mon sang, alors il n'avait strictement rien à se reprocher puisque je l'avais volontairement laissé faire. A la recherche de réponses, j'écoutais donc attentivement ses explications. Et plus il parlait, plus ses paroles m'horrifiaient, allant même jusqu'à me faire frissonner d'horreur quand il évoqua le fait que je devais probablement le tuer si jamais un jour il perdait les pédales et ce, afin de défendre les autres pensionnaires.

Et puis... Et puis il y eut cette dernière phrase. «Simplement j’éviterais que mon existence souille un être pur»... Pour moi, ce fut un coup dur. Alors comme ça... Alors comme ça, c'était encore à cause de ma nature, hein...? C'était encore à cause de cette fichue paire d'ailes qu'on m'ignorait et m'évitait? Parce que je n'avais pas le droit d'aimer? Je me doutais bien que mon voisin n'avait pas voulu être méchant ou mauvais en quoi que se soit, en disant cela, mais... Ça restait dur à entendre. Au moins avait-il était sincère... D'ailleurs... Soupirant, je refermais lentement les yeux.


«Je te remercie d'avoir été aussi franc.» Puis d'un ton légèrement sarcastique: «Au moins tu ne tournes pas autour du pot...»

Marquant une brève pause, je reprenais:

«Mais il faut que je te dise... Quoi que tu fasse, je ne pourrais pas te blesser, et encore moins te tuer... J'en serais incapable.»

C'est vrai... Il était impossible de faire du mal à ceux auxquels l'on s'était attaché.

«Pour le reste, je dois bien t'avouer que je ne suis plus d'une pureté absolue, et depuis un moment déjà. Les plumes de mes ailes ont commencés à noircir bien avant que toi et moi on se rencontre. Je t'ai dis que je n'étais pas comme les autres, non...?»

Rouvrant lentement les yeux, je prenais quelques brèves secondes pour trouver mes mots.

«Je suis sans doute bien trop humain pour toutes ces créatures qui se disent divines.»

Un sourire étira rapidement mes lèvres tandis que je me pelotonnais un peu plus contre le vampire.

«La preuve! Je crois que je me suis vraiment attaché à toi...!»

Attaché...? Pour tout dire, c'était un faible mot, par rapport à ce que je ressentais vraiment.

«Alors tu sais... Un peu plus ou un peu moins de plumes noires, ça ne change rien. Que tu m'évite n'arrangera rien, au contraire... Le fait que je suis un ange et que je ne peux pas passer du temps avec toi à cause de ça se rappellerait douloureusement et quotidiennement à mes souvenirs.»

Comme si ce n'était déjà pas difficile de vivre avec une paire d'aile dans le dos, il faudrait que je me résigne à ne jamais pouvoir vivre en accord avec mes véritables sentiments. C'était cruel, comme punition.

«Ah...! Et pour ce qui est de mon sang... Si il te tente tellement, tu n'as qu'à venir me voir. T'en donner n'est pas quelque chose qui me dérangerait. Au contraire, si je pouvais t'aider un minimum... Je sais... Enfin, j'ai cru comprendre que pour toi, mordre signifie perdre ton humanité, c'est ça...? Mais tu te trompe non...? Tu es loin d'être le monstre que tu prétends être. Tu n'as même pas une once de ressemblance avec lui...!»

Laissant échapper un léger rire, je venais finalement poser sagement mon menton sur l'une de ses épaules, soupirant doucement au passage.

«Tu es loin d'être comme ça... Je le sais, je le sens.»

Plantant mon regard dans le sien, je lui offrais un léger sourire en coin.

«Et je me trompe rarement sur ce genre de choses...!»



 

Isei Ishin





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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Lun 25 Mai - 20:44

Un soupir souleva les épaules du vampire.

- J’ai beau ne pas tourner autour du pot et me montrer désagréable tu n’en démords pas… Et pour ce qui est de ne pas vouloir t’en prendre au monstre que je pourrais devenir, sache que ta gentillesse te perdra.

Les explications sur ses ailes troublèrent Sam, ainsi donc il n’était pas le seul immortel à avoir un cœur humain ? Pourtant il eût un pincement au cœur en songeant aux ailes blanches qui se teintaient de noir. C’était… triste. Et même s’il disait que ce n’était pas de sa faute et qu’au final le sort de ses ailes semblait ne pas le déranger, il culpabilisait. Ça sonnait comme un blasphème de participer à cette chute. Non pas qu’il soit croyant, au contraire, mais cette pureté semblait devoir être préservée. Dieu existait surement puisqu’il y avait des anges, mais cela faisait longtemps que Sam avait compris que jamais il ne lui viendrait en aide. Pourtant il se sentait le devoir de veiller sur ce maladroit blondinet.

Un rire un peu ironique lui échappa lorsqu’il parla d’attachement.

- Comment tu peux t’attacher à quelqu’un que tu connais à peine ? Tu connais mon nom et mon numéro de chambre ! Je sais que les sangsues sont naturellement attirantes pour que les proies viennent d’elles même mais de là à ce que tu t’attaches à un inconnu… il faudrait peut-être songer à être un peu plus lucide tu ne penses pas ?

Entre temps Isei s’était blottis tout contre son dos, geste qui rehaussa les joues de Sam d’une jolie teinte rosée. Entre ses mots et son comportement, sa gentillesse et sa maladresse, il était affreusement attachant. Le vampire avait de plus en plus de mal à prononcer ses paroles blessantes. Il tournait ses phrases de façon désagréables mais c’était de plus en plus compliqué. Heureusement qu’il avait toujours eu son franc parlé.

- Après… Je sais ce que c’est que de voir les gens qu’on aime de loin sans pouvoir les approcher…

Son ton était plus neutre, moins froid, peut être un brin triste.

- Je l’ai vécu pendant deux ans. Voir mes proches sans pouvoir leur faire signe, voir leur peine sans pouvoir l’apaiser. Tu as du le voir non la dernière fois, cette fille sur qui je veillais… Elle s’appelait Lucie. Je l’ai vu se détruire, ne pouvant que casser le nez des sales types qui voulaient profiter de sa faiblesse, rien d’autre… Avant mon départ elle m’a vue, et a cru à une hallucination due aux substances qu’elle prenait, c’est ce qui l’a fait arrêter… Je me rassure en me disant qu’elle a trouvé le bonheur avec mon meilleur ami, un type bien. Mais jamais je ne pourrais leur dire que je suis heureux pour eux, jamais je ne pourrais dire à mes parents qu’ils ont pleuré leur fils encore en vie. Ta peine je la comprends, la solitude est la pire des punitions, surtout quand l’immortalité l’accompagne… Aussi je te souhaite de trouver des gens pour t’entourer et sur qui tu pourras compter. Mais je ne suis pas la personne adaptée.

Lorsque l’ange vint poser son menton sur son épaule, le jeune homme se crispa un peu. Il avait décidément du mal avec la proximité avec son cou.

- Pour ce qui est de ton sang, il est très bien dans tes veines et tu devrais l’y laisser. De tous les vampires, c’est à ceux qui ont étés transformés qu’il est le plus dangereux d’en donner, leur organisme instable peut s’accoutumer et finir par n’assimiler qu’un seul type de sang, voire le sang d’une seule personne. Alors méfie-toi du pouvoir qui coule dans tes veines Isei.

Les dernières phrases d’Isei ne pouvaient donner lieu à une réplique correcte. Sam se tût alors et se concentra sur la route. Ils sortaient du village et prenaient le chemin de la pension, ils y seraient bientôt.
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Mar 26 Mai - 13:49




Quand on parle du loup...

♫Euh... merci?♫



Écoutant les explications de mon colocataire, je me renfrognais petit à petit, une moue se dessinant progressivement sur mes traits alors qu'il déclarait qu'il allait me falloir devenir plus lucide. Pour s'attacher à quelqu'un, il n'y avait pas besoin de passer toute une partie de sa vie à ses côtés. Une rencontre, une seule, pouvait tout changer. J'en étais convaincu, et j'en vivais moi-même l'expérience. La rencontre de Samuel avait plutôt bouleversé ma propre existence. Je pensais régulièrement à lui, tant et si bien que j'en paraissais plus maladroit encore aux yeux des autres. Sa présence m'obsédait tellement que j'avais même été jusqu'à «voler» l'une de ses chemises dans laquelle je me retrouvais chaque matin, lorsque je m'éveillais. Oui, beaucoup de choses avaient changés. Marmonnant, je détournais les yeux.

«Je ne suis pas d'accord avec toi.»

Mais à peine avais-je terminé, qu'il reprenait la parole, faisant cette fois disparaître cette petite moue de mon visage. A mon tour, j'affichais une petite mine triste, tournant et retournant les paroles du vampire dans ma tête. J'avais bien conscience de ce qu'il ressentait à l'instant même, et pour le savoir, je n'avais pas besoin de faire appel à mon don d'empathie. Soupirant légèrement, je l'écoutais attentivement, mon menton toujours sagement posé sur son épaule. Lorsqu'il eut terminé, je prenais quelques instants pour réfléchir à ce que j'allais bien pouvoir lui répondre. La pension n'étant plus très loin, il me fallait faire vite si je voulais le convaincre et ne pas devoir lui courir après dans les prochains jours.

«Tu dis que s'attacher à un inconnu, ce n'est pas être lucide, mais... C'est pourtant vrai. Je ne t'ai pas mentis. Je n'ai pas besoin de tout connaître de toi pour me sentir proche de toi, et encore moins pour avoir envie de passer du temps avec toi. Sam reste Sam, quoi qu'il fasse. Et quoi qu'il est, je l'apprécie comme ça...!»

Les yeux clos, je souriais légèrement en coin avant de reprendre.

«Je n'ai pas envie que tu sois triste ou en colère de devoir mordre, mais je n'ai pas non plus envie de te voir souffrir ou disparaître alors je préfère encore t'offrir mon sang contre ton gré et te voir ensuite t'énerver contre moi plutôt que tu te laisse mourir dans un coin.»

Même si le voir s'emporter contre moi serait probablement difficile à supporter, je préférais tout de même envisager cette possibilité plutôt que de l'imaginer, enfermé dans sa chambre, à tenter désespérément de contenir sa nature, à souffrir terriblement.

«Même si j'ai du mal à comprendre pourquoi tu te vois comme un monstre... Ce n'est pas comme si tu buvais du sang par plaisir, c'est par obligation, tu dois le faire pour survivre. Tu ne peux pas aller à l'encontre de ce principe.»

Faisant mine de réfléchir, je terminais enfin.

«Et puis... Si tu ne veux pas boire le sang des autres, je peux toujours t'offrir le mien. Puisque ça ne me dérange pas, que je le fais de mon plein grès, on peut dire que ce n'est pas... «mauvais».»

Avant qu'il ne puisse ajouter quoi que se soit, je reprenais.

«Je sais, j'ai bien compris que ça pouvait créer une dépendance, mais...»

Je me mordillais légèrement l'intérieur de la joue.

«Et si je te proposais quelque chose...? Si tu continue de me défendre, je te laisserais boire autant qu'il le faudra. En échange de ta protection, je t'offrirais mon sang, chaque fois qu'il le faut... Comme ça, il n'y aurait plus de problèmes. Qu'est ce que... Qu'est ce que tu en penses...?»



 

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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   Lun 1 Juin - 19:40

Les mots d’Isei raisonnaient dans la tête du vampire. Il ne le voyait pas comme un monstre. Pourtant lui-même se voyait comme ça et il n’était surement pas le seul. Pire, il disait l’apprécier, bien que ce soit parfaitement stupide, Isei semblait incapable de mentir. Sam était assez troublé par la situation, il n’avait jamais trop aimé la solitude mais avait fini par s’y habituer. Mais le blondinet avait débarqué et tout chamboulé ! Si bien que maintenant il se retrouvait à veiller sur ce type qu’il connaissait à peine et qui était bien trop attachant à son goût… Sa voix se fit murmure, embarrassé.

- J’ai pourtant tout fait pour que tu ne m’apprécie pas…

C’est vrai que depuis le début il se montrait détestable. Tantôt cassant, moqueur ou blessant, parfois ironique et souvent froid. Mais l’ange semblait avoir de suite deviné que ce n’était pas là sa nature profonde. La froideur et le côté impassible si, la méchanceté non.

- J’aurais juste voulu rester humain… Je ne suis pas fait pour être un parasite… J’aurais voulu trouver une solution.

Et dieu sait qu’il en avait cherché. Se retenir, boire son propre sang, manger comme les humains. Rien. La seule chose qui marchait était de voler des poches de sang. Mais depuis peu l’effet était moins important. Depuis qu’il avait mordu le gérant, Sam avait pris soin de se nourrir régulièrement pour éviter que l’erreur se reproduise. Mais l’espace entre ses faims était plus réduit qu’avant. Et après chaque repas il restait comme un sentiment d’insatisfaction. Comme si cette restauration rapide vampirique ne lui suffisait plus. Chaque fois que le liquide des poches se déversait dans sa gorge, son esprit se remémorait le goût du sang angélique. Chaque fois qu’il avait faim de même.

- Isei… Mon organisme a déjà commencé à s’habituer…

Se mordillant la lèvre, le jeune homme marqua un silence. Devait-il continuer ? La pension se dessina non loin.

- Les…. Périodes où je dois me nourrir sont plus rapprochés qu’avant. Et ma soif n’est jamais pleinement apaisée. Je sais bien que pour les êtres comme moi c’est normal… Mais pas si tôt ! J’ai fait en sorte de ne plus être un danger, mais ça n’a pas marché…

Bien qu’en se nourrissant régulièrement sa soif persistait, et ce n’était pas bon signe. Pas du tout même…

Arrivé devant l’imposant bâtiment, le vampire lâcha une des jambes d’Isei pour ouvrir la lourde porte. Resserrant sa prise de l’autre main pour compenser. Une fois dans le hall, la porte se referma doucement derrière eux. Au fil des couloirs, le silence devenait pesant. Il en avait trop dit c’était certain, Isei n’allait pas le lâcher maintenant…

- Et pour ce qui est de ta proposition, je n’ai pas besoin que tu m’offre ton sang pour veiller sur toi. Je ne t’ai jamais demandé quelque chose en échange.

Pour une fois, c’était un refus courtois. Sa marche se termina devant la chambre du gérant, se penchant un peu, il le laissa déverrouiller la porte avant de se redresser. Il n’avait jamais vu sa chambre. Une chose attira son attention de suite.

- T’as un lit en hauteur… ? Dégourdi comme tu es ?

Baissant les yeux sur la cheville bandée du blondinet, il soupira.

- Avec ta cheville c’est pas gagné cette histoire…
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MessageSujet: Re: Quand on parle du loup... | Feat Samuel Altair   

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