Arméria Renaissance


 
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 Post Mortem Nihil Est

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Ezekiel Eden

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MessageSujet: Post Mortem Nihil Est   Sam 5 Déc - 18:21






Post Mortem Nihil Est


Feat. Alice & Ezekiel

Le claquement sec et humiliant d’un fouet s’écartèle en échos rieurs contre les parois épaisses de la cathédrale. Des murs d’ardoise, on croirait entendre les Saints commenter la scène en chuchotements horrifiés, ou approbateurs. Une forêt de colonnes magistrales, dont la cime disparaît dans les limbes d’un plafond qu’on devine voûté, observe la scène silencieusement. Le fouet réclame une nouvelle plainte, puis s’arrête enfin, rassasié.

« Tu comprends la raison de ce châtiment n’est-ce pas, Ezekiel ? »

Minéral et hautain, le tortionnaire ailé a des lames d’indifférence dans le regard qu’il porte à son guerrier. Un souffle éreinté, presqu’une supplique, lui répond.

« O-oui… »

Le fouet se lève à nouveau pour se repaître de la chair accablée.
Un vitrail en rosace, aussi immense que beau, dont les milliers de nuances colorées naviguent sur les tâches d’ombre et de blanc tapissant le sol de pierre, égrènent les gouttes délicates de la dernière rosée comme des larmes pour celui que l’on flagelle dans la plus parfaite ignorance de la Citadelle des Cieux.

************

Ezekiel étouffe un cri de douleur dans la pliure de son coude. L’alcool lui coule sur les plaies, peignant ses flancs d’un dégradé de rouge orangé à mesure que le sang se dilue. Le plateau de métal sursaute quand la bouteille y retrouve place, dérangeant une poignée d’instruments médicaux.

« Redresse-toi, je vais te refaire ton bandage. »

Lui intime un infirmier aux gestes sévères mais compétents.
Le jeune homme s’exécute tant bien que mal. Une semaine s’est écoulée depuis sa punition. Une semaine dans la douleur et l’insomnie, incapable de bouger et condamné à ressasser les raisons de son alitement. Une semaine aussi qu’il avait appris la mort de sa jeune sœur – ou en tout cas, c’est ce qu’on lui avait rapporté. Maître Charles en est revenu écumant. Sa première destination a été les quartiers du guerrier, son premier ordre, de l’enchaîner.

On l’avait traîné dans l’ignorance, et les yeux bandés, jusqu’à la Sainte Chapelle, où il y avait reçu la flagellation rituelle. Et tout en lui énumérant ce qu’avait fait sa jumelle, on s’était assuré de graver dans sa peau la rancœur de l’injustice, l’infamie de tels actes, la peur de la déchéance. Il n’a été autorisé à retrouver son fief qu’une fois la nécrose de ses blessures rabrouées.

Ezekiel a été ramené à ses quartiers le soir même, sans plus d’explications sur ce qui est arrivé au corps de sa jumelle. On lui a assuré sa mort, et pourtant, quelque chose lui dit qu’elle est toujours vivante. Une impression familière, dont il n’explique pas l’existence et dont il ne peut se défaire. Et pour couronner le tout, Raphaël est toujours aux abonnés absents depuis le retour de l’escouade d’exécution...
Longtemps, le soldat a dormi, une fois le confort moelleux de son lit retrouvé. Alors il a cherché en rêves la jeune fille aux yeux de ciel. Il a fouillé son cerveau pour y dénicher la gâchette, déclencher une vision, un soubresaut, un songe même de sa cadette... Mais rien. Le sommeil lui est devenu incroyablement silencieux, et de ce fait totalement insupportable. Il veut savoir. Il doit savoir.


Le lendemain se lève comme une messe bénie. Un soleil bleu fait scintiller le manteau de l’hiver sur toute la citadelle. Ezekiel empoigne ses claymores qu’il sangle fermement contre son dos, puis enfile une pelisse d’hermine blanche, douce et chaude, sur ses épaules, avant d’aller affronter le froid.
La cour de la caserne est encore silencieuse à cette heure matinale ; seuls quelques veilleurs de nuit dont les souffles blancs et fatigués partagent quelques commérages saluent le guerrier sur son passage. La neige grince sous son pas soutenu vers le quartier du général, où il sait l’Archange Charles déjà attablé aux plus pressantes affaires du jour, comme à son habitude.

Esquivant une nuée de flocons de neige accouchée d’une gouttière, il s’avance et frappe trois grands coups à la lourde porte. Deux guerriers en armure d’or lui ouvrent, les deux énormes acolytes qui ne quittent jamais le chevet de l’Archange, et l’accompagnent de leur attitude solennelle jusqu’au lieu de travail de leur maître.

L’un d’eux l’annonce, et après quelques minutes d’attente, il est invité à entrer.
Ezekiel s’avance jusqu’au bureau de l’Archange, avant de saluer selon l’usage militaire.
Charles ne détourne pas les yeux de son courrier. Sa barbe est plus fournie que la dernière fois qu’il l’a vu, remarque le soldat, qui garde le bras levé jusqu’à ce qu’un geste de son général l’invite au repos. Ce dernier parle enfin.

« Il y a intérêt à ce que ce soit important. Je suis débordé ce matin. »
« Général, je demande votre autorisation pour mener l’expédition qui partira à la recherche du cors de la traîtresse Alice Eden. »

L’Archange hausse un sourcil interloqué.

« Son corps ? Nous n’avons pas prévu d’aller le rechercher, qu’en ferions-nous... Qu’il pourrisse chez ces humains qu’elle aimait tant. »
« Comment savez-vous ? »
« Quoi donc ? »
« Comment savez-vous qu’elle est bien morte ? »

Un éclat de rires clair et sonore lui répond. L’Archange décroise ses jambes et se lève doucement, contourne son bureau et, Ezekiel ne peut s’empêcher de penser à un ours faisant le tour d’une proie coincée dans sa tanière.

« Mon garçon, je comprends tes espoirs, mais il n’y a aucune chance que ta jumelle ait survécu à ses blessures. Il y avait un être de la nuit avec elle, il aura sûrement disposé dignement de ses restes. Plus rien à récupérer, tu vois ? Il vaudrait mieux que tu l’oublies et te concentres sur tes obligations ici ! »

Ezekiel courbe l’échine, mordant l’intérieur de sa joue pour retenir le mot de trop.

« Vous avez... sûrement raison. »

Et s’apprête à repartir, quand le ton autoritaire de l’Archange le retient.

« Attends. Pourquoi souhaites-tu partir à sa recherche ? »
Je voudrais vérifier par moi-même. Et aussi… »

Ezekiel sent sa gorge se nouer et son dos relancer ses récentes blessures acquises par le fouet.

« Ses pêchers sont les miens, ce serait un honneur de pouvoir brûler moi-même sa dépouille au Bûcher des Infâmes. »

Les paroles du jeune homme étire un petit sourire sous la barbe du Patriarche.

« Qu’est-ce qui te fait croire qu’elle aurait pu réchapper à son sort ? »
« SUne... simple intuition, Maître. Rien de fiable. Navré de vous avoir dérangé pour des futilités, et merci de m’avoir laissé m’exprimer. »

Une dernière salutation, puis il sort du bureau, sans plus un mot.

************

Si l’Archange Charles a ses moments de faiblesses, les simples soldats comme Ezekiel, qui ne sont pas de son cercle intime, n’en ont jamais été témoins. Son tempérament inébranlable et autoritaire en font un leader incontesté, et toutes contestations seraient d’ailleurs extrêmement mal venues. Alors, quand le général est venu le voir pour lui reparler de cette « intuition », et lui donner l’autorisation de mener une expédition de recherches sur Terre, Ezekiel a d’abord cru à une outrageuse moquerie de la part de son supérieur… cela sans compter que le larron avait à peu près autant d’humour qu’une pierre tombale catholique…

Le voici donc un matin, accompagné de cinq autres Templiers, prêt à emprunter le portail vers le dernier lieu où a été repéré sa jumelle, afin de rapporter sa dépouille au ciel et de l’enterrer avec ses pairs dans les Catacombes d’Ivoire.
Ezekiel inspire une grande bouffée de froid. Sa main tremble un peu sur sa hanche lorsqu’il se retourne pour embrasser chacun de ses hommes d’un regard confiant.

L’Archange Charles observent l’unité traverser le portail depuis la fenêtre de son bureau. Son air songeur se questionne encore sur le bienfondé de cette mission, mais il se console, en relâchant le rideau. Lui aussi sera soulagé de constater le décès de la dissidente, pour d’autres raisons que son frère, sans doute. Et il est bien temps que le pion pour lequel il a dépensé tant de temps et d’énergie lui serve enfin sur le terrain.





Dernière édition par Ezekiel Eden le Ven 8 Avr - 12:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Post Mortem Nihil Est   Jeu 31 Mar - 17:30

Post Mortem Nihil Est

Une renaissance, voilà ce qu’est la transformation pour la Hunter. Telle une enfant curieuse elle découvre ses nouvelles aptitudes, les nouvelles limites et possibilités de ce corps. Ses yeux ont retrouvés leur couleur originelle d’améthyste pure au bout de plusieurs jours. Pourtant ils sont encore instables et virent rapidement au rouge. Le jour est encore difficile à supporter, ses yeux encore trop sensibles supportent difficilement les jours de grand soleil. Elle sort néanmoins les jours pluvieux, seulement dans les rues peu fréquentées. Doucement elle apprivoise la soif et apprend à maitriser ses pulsions. Mais la jeune femme est prudente et évite la tentation, il ne manquerait plus qu’un fâcheux incident la place sur la liste de chasse de la guilde.

Ce soir-là elle retourne là où tout s’est terminé et où tout a commencé. Le dragonnet posé sur l’épaule elle referme la porte de son appartement derrière elle. Redécouvre les lieux, se remémore cette nuit. Un sentiment étrange remonte, la haine, cet homme doit payer.

Dans la chambre elle constate le désordre qui règne, elle qui est pourtant si organisée, le lit défait traduit la précipitation du réveil de ses derniers occupants. Un sourire étire ses lèvres en s’avançant sur le balconnet, la partie la plus agréable de sa déchéance.

L’air de la nuit est frai, la jeune vampire ferme les yeux et tente de distinguer les différents effluves qui lui parviennent. Des odeurs de cuisine qui lui semblent bien moins appétissantes à présent, l’odeur du tabac expiré par les passants en contrebas, et mille et un effluve de la ville. Prenant appui sur la rambarde l’infante se hisse dessus. En équilibre sur l’étroit support elle sourit, ses sens développés lui permettent de percevoir le moindre déséquilibre dans un sens ou un autre. D’un bond l’immortelle passe sur le toit, et observer la ville d’en haut. De ce perchoir tout semble si calme, la foule parait lointaine et le ciel si proche. Allongée sur les tuiles fraiches la voute céleste offre un spectacle apaisant.

Perdue dans ses pensées la déchue ne remarque pas de suite l’agitation du petit dragon de feu. Jusqu’à ce qu’une odeur lui parvienne, le parfum divin. Cette odeur atroce qui lui rappelle une nuit de souffrance, cette odeur qui se mêlait chez elle à celle de la peur et de la douleur. Alice bondit sur ses pieds et pose la main sur son katana, les sens aux aguets, prête à se défendre. Le souvenir de l’archange réveille un goût amer de défaite et de rancœur. Il doit mourir, elle le tuera de ses mains sans aucune pitié. L’archange et ses toutous bien dociles. Le seul qui n’est pas ciblé par son désir de vengeance est Raphael. Et Ezekiel, savoir que quelqu’un partage son sang semble si étrange. Depuis toujours il lui a semblé qu’elle était seule, et maintenant elle a un jumeau. Et savoir son bourreau si proche de son frère lui donne d’autant plus envie de faire tomber cet homme de son piédestal.

La Hunter attend, les odeurs divines semblent se rapprocher, qu’ils viennent, elle est prête. Debout, bien droite, le dragonnet sur son épaule et la main sur son arme, son attitude ne laisse pas de place au doutes, elle ne fuira pas.
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Ezekiel Eden

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MessageSujet: Re: Post Mortem Nihil Est   Mer 6 Avr - 12:10






Post Mortem Nihil Est


Feat. Alice & Ezekiel

Un étrange calme pour un étrange soir. Le ciel d’Arméria est encore haut et clair à cette heure précoce. Rien n’a prédit l’imminent événement qui s’apprête, lorsque la voûte étoilée se déchire sans un bruit, et accouche dans un éclat fugace de huit blanches ailes, avant de disparaître dans le néant. L’air un peu frais en ce début timide de printemps ébouriffe les plumes des anges, qui contemplent de leur trône les hauteurs de la cité. Bout de terre morcelé perdu au creux des cieux, tourmenté par les vents et les caprices de ses habitants. C’est presque digne d’une ironie dramatique que l’île soit si proche des nuages, et si loin de leur considération.
Deux plus petites ailes, lisses comme le cuir à l’intérieur, écaillées comme la peau d’un serpent à l’extérieur se déploient et soulèvent dans un claquement sec un dragon miniature, fluide et transparent comme la brume, voltigeant autour des anges. Quatre puissants battements retentissent à l’unisson à sa suite. D’un même mouvement, les Ailes-Blanches s’envolent au-dessus d’Arméria pour sillonner les cieux tels des étoiles filantes, indifférentes au sort de la plèbe qui se traîne en bas.
Deux d’entre eux partent dans une direction différente, deux poursuivent leur course jusqu’à atterrir sur un autre toit. Plus grand.

Ezekiel se tient droit. Le cuir et la fourrure qui le couvre lui donnent un peu chaud, et du liserée de ses cheveux proprement coupés commencent à perler un voile fin de sueur. Ramenant ses ailes contre lui, fermement enserrées dans des fentes cerclées de cuivre au dos de son armure, qui permettent juste le passage de leurs articulations sans déchirer le moindre tissu, il s’avance jusqu’à laisser la pointe de ses pieds flirter avec le vide. Derrière lui, une femme se tient à moitié assise sur une cheminée, une jambe relevée contre elle, l’autre tendue, solidement campée contre les tuiles glissantes. Les deux anges observent un bâtiment situé à plusieurs blocs de là, où rien ne semble se passer. D’ailleurs, rien ne le distingue des autres, un logement comme il y en a tant. La baie vitrée est entrouverte, la lumière est éteinte, mais tous deux savent qu’aucune âme ne vit plus entre ces murs de crépis blancs. Un petit balconnet couronne l’appartement, situé au dernier étage, comme la scène d’un théâtre à ciel ouvert. Mais les pièces dramatiques qui se sont jouées ici dernièrement, Ezekiel n’a pas tellement envie d’y assister. Le goût amer de leur récit lui bloque suffisamment la gorge comme cela.

« C’est ici qu’elle a perdu la vie… »

Murmure-t-il, plus pour lui-même.

« Et sa vertu, d’après les dires. »

Ajoute la femme, un brin hautaine, qui se lève en faisant racler le plat de sa botte contre les tuiles. Elle s’approche de son congénère, pose une main sur l’épaule de ce dernier.

« Tu veux que j’y aille seule d’abord ? »

Suggère-t-elle avec aménité.
Ezekiel contemple encore un peu le balcon silencieux, puis finit par hocher la tête.

« Ça m’est égal ce qu’on trouvera là-bas. L’idéal serait que son corps y soit toujours, plus vite on mettra la main dessus, plus vite on sera rentrés. »

Tandis qu’il assure les fixations de ses armes jumelles, sa semblable ne peut se retenir d’étouffer un rire, arrachant à Ezekiel un haussement de sourcil étonné.

Rien… Je me demandais juste à quel point tu croyais toi-même à ce que tu disais.

L guerrier ignore la boutade, et rétorque, un brin agacé.

« Prépare-toi, on y v… »

Avant d’être violement interrompu. Une vision, vive et fugace. Deux grandes ailes noires, ou plutôt leur fantôme. Ezekiel se prend la tête entre les mains, ses visions sont généralement bouleversantes, mais aussi limitées au domaine des rêves, et toujours intimement liées à l’état d’esprit de sa lointaine cadette.

« Ça va ?


S’inquiète la guerrière qui s’approche de quelques pas.
Mais elle n’a pas le temps de le toucher. Un rayon de brume blanche file soudain entre les deux anges, et laisse chanter un rugissement aigu qui s’estompe à mesure qu’il s’éloigne.

« Sade ! »


Appelle Ezekiel en reprenant ses esprits, mais son compagnon a déjà pris plusieurs mètres d’avance. L’ange s’élance à sa suite, soucieux que le petit dragon ne se perde dans le Monde Palpable et qu’il lui arrive du mal. L’animal est rapide, agile comme un chat et, son maître peine à rattraper la distance qui les sépare. L’homme est si concentré sur les écailles translucides qui dansent devant ses yeux qu’il ne voit pas où la valse l’entraîne, il oublie même un court instant l’existence de sa congénère, l’objectif de sa mission. Quand enfin le dragon de brume s’immobilise, stagnant en l’air par de lents battements face à lui, alors s’aperçoit-t-il enfin de où ils ont atterri.

Deux grandes ailes noires… se dissipent et disparaissent dans la nuit. Ont-elles jamais existé. Deux grands yeux améthyste, aussi surnaturels que fiers, le défient de s’approcher. Eux par contre sont bien là, tangibles et réels, à le fixer comme s’il était la peste revenue sur terre. Sade fouette l’air de quelques battements d’ailes pour se poser sur l’épaule de l’ange, et renâcler contre son oreille. Le souffle chaud de l’animal le convainc une dernière fois qu’il n’est pas dans un rêve, et pourtant, elle est bien là. Face à lui.

Ezekiel se pose enfin sur la rambarde de métal, qui vibre un peu sous son poids. Gardant son équilibre, il fixe à son tour celle qu’il n’a connue que dans ses songes, celle dont on lui a tant dit et non-dit aussi. Celle qu’on surnomme dans son entourage la Débauchée, l’Ennemie, et d’autres sobriquets bien moins glorieux. Celle enfin qu’on lui avait promis morte, démembrée et jetée dans un sac pour être brûlée. Sa jumelle, aussi vive que lui-même, l’observant avec toute la haine que son petit corps semble pouvoir supporter, et même un peu plus. Le guerrier n’a pas bougé pourtant, immobilisé par ce regard, blessé peut-être d’être l’objet de son ire.
Dans son oreille gauche, un grincement bien connu se projette.

Sa congénère s’approche doucement. Entre ses mains gantées de blanc, un arc est bandé à son maximum, dardant une flèche à la pointe d’argent vers le cœur de l’inconnue.

« Jette ton arme à terre. »


Ordonne-t-elle sans hausser le ton à la jeune fille au katana. Mais d’un geste lent, Ezekiel dévie la flèche vers le bas, et sous le silence interrogatif qui lui est lancé, murmure un bref « C’est elle », étouffé par l’invraisemblance.



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Alice Eden

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MessageSujet: Re: Post Mortem Nihil Est   Ven 10 Juin - 16:01

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Un arc ? Sérieusement ? Cela fait bien longtemps que ce type d’armes a été relégués aux oubliettes chez les Hunters, trop lent face à des immortels à la vitesse hors norme. Mais l’ange semble si sûre d’elle, froide, droite, un parfait petit soldat. C’est elle qui retient l’attention de la vampire car c’est elle qui semble vouloir ouvrir les hostilités. Un sourire mauvais étire les lèvres de la damné, dévoilant ses canines effilées. En une fraction de seconde le katana est dégainé, la lame noire prête à s’abreuver de sang divin pour changer.

- Vas-y, tire, mais surtout ne me rate pas, car moi je ne te raterais pas.

L’homme baisse l’arme de sa congénère, Alice hausse un sourcil, à quoi joue-t-il ? Il semble perdu, est-ce sa première sortie hors des murs blancs ?

- On fait dans le sentimentalisme ?

Le petit dragonnet se redresse sur l’épaule de sa maitresse et regarde les visiteurs avec colère. Un grondement bien sonore malgré sa petite taille se fait entendre avant qu’une flamme ne soit crachée en direction des intrus. De sa main libre sa maitresse vient caresser les écailles de sa tête.
Fixant l’homme droit dans les yeux avec toute la colère qui l’anime la jeune femme reprend d’un ton narquois.

- On vient finir le travail ? Navré je suis bien vivante, je suis certaine que votre maître en sera ravi. Vous pouvez donner un message à cette pourriture.

Elle prend une pause, tremblante de colère, la température s’élève de quelques degrés autour d’elle. Sa voix dure et froide tranche avec ses yeux qui semblent animés d’un brasier.

- Dites-lui que je le retrouverais, où qu’il se cache. Et je lui donnerais un avant-goût de l’enfer, j’arracherais ses plumes une à une en me régalant de ses cris comme il s’est amusé des miens. Je le plongerais dans des souffrances telles qu’il me suppliera de l’achever. Il aurait dû laisser Raphael me tuer comme je l’avais demandé… Il va regretter de ne pas avoir fini le travail lui-même. Il va regretter d’avoir utilisé mon frère.

Les yeux améthyste deviennent rouge, la colère annihilant le contrôle relatif qu’elle a sur sa nouvelle nature. La température est anormalement élevée autour de la vampire, elle ne contrôle pas encore ses pouvoirs.

Etonnamment elle ne lance pas l’offensive observant cet homme qui la fixe. Quelque chose chez lui l’intrigue. Qui est-il ?
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